Constantin Ier Article, Signification, Explication
Constantin (Caius Flavius Valerius Aurelius Constantinus), né vers 280, proclamé empereur romain en 306 par les légions de Bretagne et mort en 337, est une figure prépondérante du IVe siècle.
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2 Son œuvre 3 Sa mort |
Sa vie
Fils du César Constance Chlore et d'Hélène, fille du peuple, il rejoignit son père en Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) quand celui-ci devint Auguste après l'abdication de Dioclétien et de Maximien Hercule, en 305. Peu après, à la mort de son père à York, le 25 juillet 306, les troupes le proclamèrent César. La troisième tétrarchie comprit ainsi deux Augustes, Galère et Sévère, et deux Césars, Maximin Daïa et Constantin. Quelques mois plus tard, comme Maxence, fils de Maximien, avait pris le contrôle de l'Italie et de l'Afrique du nord sous le titre d'Auguste, Constantin épousa la sœur de Maxence, Fausta, et prit lui aussi ce titre.
En 310, après des campagnes victorieuses contre les Francs et les Alamans unis aux Bructères, aux Chamaves, aux Chérusques et aux Tubantes, il déjoua un complot de son beau-père, Maximien, qui fut contraint de se tuer.
En 311, à la mort de Galère, règnaient quatre Augustes : Maximin Daïa, Constantin, Licinius et Maxence.
Bataille de Milvius
Le 28 octobre 312, il fut vainqueur de Maxence, en remportant la bataille du pont Milvius, en se présentant comme le champion du christianisme et les sources chrétiennes affirment qu'il s'est converti à ce moment-là à la suite d'une vision. Il fut reçu comme un libérateur à Rome.
En 313, il rencontra à Milan Licinius et conclut avec lui un accord de partage de l'Empire. Parmi les mesures prises en commun figurait un édit de tolérance religieuse, appelé habituellement édit de Milan. Mais Constantin, pour sa part, favorisa désormais les chrétiens.
Après un premier conflit, assez mal connu, en 316, son beau-frère, Licinius, qui avait vaincu Maximin Daïa 313, perdit presque toutes les provinces d'Europe.
En 315, Constantin prit le surnom de Grand.
En 317, les empereurs désignèrent comme Césars les deux fils de Constantin, Crispus et Constantin, et le fils de Licinius, Licinius le Jeune. C'est vers cette date que Constantin transféra sa capitale à Sirmium, puis à Serdique.
Ă€ partir de 320, Constantin entra de nouveau en conflit avec Licinius.
Réformes
Afin de favoriser les chrétiens, il abrogea les lois d'Auguste sur le célibat, imposa le repos dominical, autorisa l'affranchissement des esclaves par déclaration dans les églises (333), interdit (325) que l'on sépare les familles lors des ventes (retrouvant une disposition d'Hammourabi), autorisa l'Église à recevoir des legs et accorda le droit aux plaideurs de choisir entre le tribunal civil et la médiation de l'évêque. De plus il promulgua des lois contre la prostitution des servantes d'auberges, contre les enlèvements, et sur l'humanisation des prisons (326). Enfin de nombreuses lois furent créées afin de lutter contre les relations extra-maritales, la encore pour renforcer le poids du mariage et des cérémonies religieuses chrétiennes autour de ce sacrement. Ainsi en 329 une loi punit l'adultère d'une femme avec son esclave, en 331 une autre restreint le droit au divorce. En 336 une loi pénalisa la bâtardise.
En 324, Licinius fut vaincu à Andrinople, puis à Chrysopolis et fit sa soumission à Nicomédée. Il fut peu après exécuté, ainsi que son fils. L'unité de l'Empire était rétablie.
À partir de 324, Constantin transforma la cité grecque de Byzance en une « Nouvelle Rome », à laquelle il donna son nom : Constantinople. Il y installa la capitale, et l'inaugura en grande pompe après douze ans de travaux, en 330.
Constantin vient donc de préparer sans le savoir deux premiers éléments de la chute de l'Empire Romain : la perte de l'unicité de référence en matière de règlement des conflits, et la création de ce qui va devenir la capitale du futur empire romain d'Orient, qui survivra mille ans à celui d'Occident et développera (ou conservera, selon les points de vue) une ligne distincte de celui d'Occident lors du schisme de 1054.
Son œuvre
Voulant mettre fin à la querelle qui divisait les chrétiens à propos du rapport entre le Fils et le Père, il convoqua et présida un concile œcuménique dans la ville de Nicée, en Bithynie. La conception inspirée par les thèses du prêtre Arius (subordination du Fils au Père) y fut condamnée. La plupart des 250 ou 300 évêques présents signèrent un « symbole » (= un accord) comportant le credo encore en usage aujourd'hui dans la plupart des Églises. Constantin se chargea d'appliquer les décisions du concile de Nicée en faisant chasser de leurs sièges les évêques « ariens » (on dit aussi « homéens ». Ceux qui ont accepté le credo sont appelés « orthodoxes », « nicéens » ou « homoousiens »). Mais, à la fin de sa vie, Constantin se rapprocha des ariens et c'est leur chef, Eusèbe de Nicomédie, qui organisa son baptême, sur son lit de mort.
- NB : Il était courant, à l'époque, qu'on – les dirigeants et les militaires, en particulier – ne reçoive le baptême qu'au dernier moment de sa vie : cela donnait l'impression qu'on serait immanquablement sauvé, et cela laissait libre, aussi, pour accomplir entre-temps des actes peu conformes à la morale chrétienne, mais nécessaires à la fonction qu'on occupait.
Il mena campagne contre les Goths, leur imposa la paix en 332, puis se porta contre les Sarmates du moyen Danube.
En 337, il venait de déclencher un conflit avec la Perse Sassanide de Sapor II et s'apprêtait à mener une expédition contre cet empire, quand il mourut subitement près de Nicomédie.
Il est considéré comme saint par les orthodoxes et les catholiques, pour avoir fait du christianisme la religion officielle de l'Empire. In faut toutefois remarquer que, prudent ou au contraire joueur, il ne se fit baptiser que sur son lit de mort. C'était de toute façon une pratique assez courante à l'époque.
Son neveu Julien l'Apostat, près de 20 ans, plus tard tentera d'effectuer un retour aux dieux traditionnels, mais qui ne durera que le temps de sa vie.
Constantin institua une nouvelle monnaie d'or, le sou (solidus) dont le nom se maintint jusqu'à la Révolution française, et entreprit la construction de nombreuses églises, entre autres la célèbre basilique constantinienne, ou basilique du Latran et l'« Église d'or » à Antioche.
Contemporains :
Sa mort
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Précédé par: Constance Chlore (293 - 306) | Constantin Ier
(306 - 337)
A partagé le pouvoir avec Licinius (308 - 324) |
Suivi de: Constantin II (337 - 340) Constance II (337 - 361) Constant Ier (337 - 350) |
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