Comunleng Article, Signification, Explication
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2 II Premier contact 3 III Bases grammaticales |
La comunleng, c'est-à -dire la langue commune a été crée en 2000 à partir des langues européeennes d'origines latines et germaniques. Certes, ce n'est ni la première ni la dernière, cependant l'époque est particulièrement propice à ce genre d'exercice: En effet, les moyens techniques (dictionnaires électroniques, logiciel de traduction et de recherche lingüistique), les moyens de diffusion (la Toile), et le contexte politique (accéleration de la construction européenne, crainte d'une trop forte domination de la langue anglaise) rendent cette idée plus souhaitable et plus viable.
Parmi ses prédecesseurs, deux langues ont eu un succès certain: l'espéranto, connue du grand public, et l'interlingua, très présente sur le Réseau. Elles ont toutes deux un nombres de locuteurs conséquents. Cependant les concepteurs de la comunleng lui trouvent deux défauts: Ils estiment que l'espéranto a une apparence trop artificielle, manifeste par exemple, dans sa régularité « forcée »: tous les substantifs se terminent par o, tous les adjectifs par a..., et dans son trop petit nombre de racines ( le mot pour mère , «patrino» dérive de celui pour père, «patro»). D'un autre côté ils pensent que l'interlingua pêche par excès de «naturalité» , excès mis en évidence dans son orthographe étymologique (lettres grecques: ph, th, y, rh et consonnes doubles), et que son héritage uniquement gréco-latin, qui ignore ainsi toute l'Europe du nord, est une erreur.
Sur l'échelle qui va du naturel à l'artificiel, la comunleng a été pensée comme un compromis plus sage que les deux langues précédentes, dont elle n'est pas du tout une synthèse (elle a été conçue à partir de zéro), même si des similarités sont inévitables - et souhaitables.
Un objectif évident d'une langue artificielle est de ne pas présenter de difficultés gratuites, c'est-à -dire ne correspondant à rien dans le monde réel. Par exemple le genre de nom commun n'a pas de justification objective: pourquoi un fauteuil mais une chaise ? Le genre est donc réservé en comunleng aux pronoms personnels et au nom d'être vivant sexués.
De même rien ne justifie un écart entre l'écrit et l'oral: un écriture phonétique s'impose.
Enfin, les irrégularités grammaticales, en particulier dans la conjugaison, ne s'expliquent que par une longue usure des mots, qu'il serait ridicule de simuler.
Mais commençons par le plus simple:
Les voyelles ont leurs valeurs latines, e se prononce |é| (il s'ouvre légèrement dans des syllabes terminant pas une consonne) , o est plutôt ouvert (comme dans or), u vaut ou. Pour les consonnes, le c et le k ont fusionné en < qui ne dégenère jamais en s, qui lui-même ne devient jamais z. Pour des raisons pratiques (absence de majuscule, besoin d'utiliser l'ordre alphabétique) on peut écrire c à la place de < dans des textes rédigés par ordinateur. Comunleng s'écrit en fait
a , b , < , d , e , f , g , h , i , j , l , m , n , o , p , r , s , t , u , v , x , z.
Pour transcrire les noms étrangers, ont utilise aussi ö pour les deux sons du eu, ë pour le e de demain, ü pour notre u, q pour le son de la jota espagnole, du ch dur allemand et du g néerlandais, et le ñ pour gn.
Puisque l'écriture est phonétique, la prononciation ne présente guère de mystère: Toutes les prononciations du r sont acceptées (roulé, grasseyé, rétroflexe), ce qui en soulagera plus d'un. Les diphtongues les plus courantes sont ai (comme dans ailleurs), oi (inusitée en français) et au (de même), elles sont prononcées sans hyatus, et la première voyelle l'emporte nettement sur la seconde. L'accent tonique posera un problème aux francophones, qui n'en ont pas conscience (les étrangers entendent l'accent tonique du français). Il ne concerne d'abord que la racine du mot, les préfixes et suffixes ne sont jamais accentués. Si la racine se termine par un consonne (cas le plus fréquent) c'est la dernière syllabe qui est accentuée, et s'il se termine par une voyelle, c'est l'avant dernière syllabe qu'il l'est. Exemples, avec des mots internationaux (l'accent est indiqué pour l'occasion avec un accent aigu): áuto, hotél, radár, regiónal (la racine est region).
Couleurs:
Nombres: numers: nul (0), un (1), do (2), tri (3), fir (4), faf (5), ses (6), set (7), oit (8), nov (9), des (10), desun (11), desdo (12) ... deses (16)... doan (20), trian (30), sent (100), mil (1000), million (1 000 000) ... mil nov sent novan nov (1999).
Jours de la semaine: dais dul vi<: lundai, marsdai, mercurdai, jovidai, venusdai, saturndai, soldai. (on reconnait les astres).
Mois : menses: januar, februar, marx, april, mai, juni, juli, august, setember, oitober, november, desember (on reconnait les nombres de 7 Ã 10).
Famille: familie: pater (père), mader(mère),
Sur le même modèle:
De même:
ainsi que:
· L'ordre des mots est bien plus libre qu'en français. La seule contrainte est de ne pas confondre le sujet et l'objet (le complément). Néanmoins l'ordre le plus neutre (sans emphase) est S+V+O (Sujet + Verbe + Objet). Pour insister sur une partie du discours il suffit de la mettre en début de phrase ( solution plus élégante que le c'est ... que et le c'est ... qui ).
· Il n'y a pas de genre grammatical, c'est-à -dire que adjectifs et les substantifs n'ont pas de genre, pas de forme féminine ou masculine. Celui-ci n'apparait qu'à travers les pronoms personnels: il , ela (elle), ils, elas (elles). Une amélioration notable par rapport au français est l'existence d'un genre indéfini ou neutre dans le sens suivant: il existe des pronoms personnels qui désignent une personne dont le sexe est inconnu: el (il ou elle) et els (ils ou elles). C'est très utilisé au pluriel, pour désigner un groupe mixte. Le masculin ne joue jamais le rôle du neutre qu'il a en français (où il + elle donne ils). Au singulier, il peut servir par exemple à l'écrit dans une circulaire ou un formulaire adressé ou se référant à des personnes de deux sexes. C'est la voyelle finale qui indique le genre des êtres vivants sexués: -o au masculin, -a au féminin et -e pour les autres cas - sexe inconnu, groupe mixte, ou sexe sans importance: volfo (un loup), volfa (une louve), volfe ( un représentant de cette espèce de canidés ), volf (un spécimen dont le sexe nous indiffère totalement).
· Le pluriel est obtenu en ajoutant s à la fin du mot, éventuellement es pour faciliter la prononciation si les consonnes sont trop nombreuses. Les adjectifs ne s'accordent pas, donc ne connaissent pas le pluriel. Mais le nombre ne se réduit pas au singulier et au pluriel. Certaines langues connaissent aussi le dual (par exemple l'arabe). Il est rendu ici par «nos do» (nous deux), «vos do» (vous deux), «els do» (eux deux), et «bos» (les deux). Mais on peut aussi concevoir des circonstances où l'on ne souhaite pas exprimer le nombre (comme pour le genre). C'est le nombre indéfini qui existe par exemple en japonais. Pour l'obtenir, il suffit de se passer des marques du singulier et du pluriel: vee un problem (je vois un problème) vee problems (je vois des problèmes) et donc vee problem (je vois « du » problème, non quantifié). Difficile de dire si cette tournure restera confidentielle ou verra son usage se répandre, mais comme son élaboration n'a rien couté, il serait dommage de s'en passer. On peut dire que le nombre indéfini est une possiblité latente des langues européennes (elle ne demande pas la création d'un mot nouveau) qui n'a jamais été exploitée. Il manquait un coup de pouce...
· Le génitif saxon a été généralisé à tous les substantifs, en plus des personnes. Il consiste à dire Mariaz bu< pour « le livre de Marie » ou Juanez xus pour « les chaussures de Jean » et s'obtient en ajoutant z (ou ez pour aider la prononciation) à la fin du nom. De la même manière:
· La négation peut être rendue par un «no» avant le verbe (négation forte) ou par un «net» après le verbe (négation faible). Il n'y a jamais double négation. Par exemple « je ne veux rien » se dit vole noua ou no vole ua mais pas *no vole noua. Il n'y a de manière générale jamais redondance; le pluriel n'est pas non plus indiqué deux fois: « des cahiers » se dit srivbu
· Certains articles et prépositions courantes sont identiques à celles des langues latines: «à » devient a, «de» reste de, «un» aussi, «le» et «la» deviennent ul ou lu (libre choix), « du » (« de » + « le » ) correspond à dul , « des » comme pluriel de « un » ne se traduit pas, « des » comme contraction de « de » + « le » devient dus ou duls; « au », « à la » donne al, « aux » devient logiquement als; a un peut se contracter en an; la conjonction « que » s'écrit
· Suivant la longueur de l'adjectif, le comparatif et le superlatif se forment de deux manières: en le précédant de mer (plus) et ul mest (le plus) ou en lui ajoutant les suffixes er et est: I es alder dan tu : « je suis plus vieux que toi »; et il es ul aldest « il est le plus vieux ». mer fasil, ul mest fasil « plus facile, le plus facile ». Pour les adjectifs d'une syllabe c'est la première forme qui est utilisée, et pour ceux de plus de deux syllabes, la deuxième (pour deux syllabes, le locuteur choisit).
· L'adverbe s'obtient à partir de l'adjectif avec la terminaison lem : perfetlem (parfaitement), lentlem (lentement), holem (hautement).
Ce tableau semble de prime abord trop grand si on le compare au français. À cela on peut répondre que:
Voyons maintenant la conjugaison, ou plutôt les conjugaisons.
Lorsqu'on parcourt l'Europe du Sud vers le Nord, on passe progressivement d'une conjugaison qui repose entièrement sur la terminaison des verbes (qui peut se passer des pronoms personnels) à une conjugaison qui dépend exclusivement du pronom (le verbe est invariable). Entre ses deux extrêmes, se situent des langues comme le français et l'allemand qui utilisent les deux à la fois, ce qui est redondant puisque la personne est indiquée à deux reprises (dans « nous voyons » : le nous et le -ons ont le même sens). Or la répétition n'est pas acceptée. On a donc conservé les deux extrêmes: une conjugaison dite «latine» et une dite «scandinave».
La conjugaison scandinave utilise donc les pronoms personnels déjà présentés, au cas nominatif, avec un verbe invariable. Par exemple le verbe « être » au présent de l'indicatif donne:
· I es, tu es, el es, nos es, vos es, els es.
La conjugaison latine du verbe « avoir » au même temps:
· have, haves, hav, havem, havet, haven.
Les terminaisons sont donc: e, s, - , m, t, n, et ce en fait à tous les temps et modes. La troisième personne du singulier est volontairement non marquée (elle participe à la fois aux deux conjugaisons) et se confond avec l'infinitif, ici hav. C'est un e euphonique qu'on retrouve dans haves, havem, havet et haven, il apparait dès que l'infinitif se termine par une consonne qui rencontre celle de la terminaison, et que ce n'est pas prononçable.
Le passé s'obtient en interposant un a entre la racine et la terminaison: havam (nous avions), esae (j'étais) vola (il, elle... voulait).
Le futur s'obtient avec un o à la même place, l'impératif avec un i et le subjonctif avec un u.
Les temps composés utilisent toujours l'auxilliaire avoir. Le participe passé se termine par ed, et le participe présent par end .
Ce qui précède est une description bien sommaire de la conjugaison, car il faut encore préciser l'usage de chaque mode et temps, et détailler la concordance des temps.
La langue française comporte à ce propos une anomalie qui laisse perplexe nos voisins européens: L'usage de l'indicatif dans une phrase conditionnelle. En effet, dans « si j'avais su, je ne serais pas venu » le verbe exprimant la condition (donc l'hypothèse) est à l'indicatif, mode qui n'est pas censé être hypothétique. L'erreur si fréquente « si j'aurais su ... » confirme que notre langue s'écarte de l'intuition, et d'ailleurs des autres langues: Comparez avec :
l'italien: « Se avessi saputo, non sarei venuto » (subjonctif suivi du conditionnel)
l'espagnol: « si hubiera sabido, no habrÃa venido » (idem)
l'allemand: « hätte ich das gewisst, wäre ich nicht gekommen » (les deux verbes sont au subjonctif)
Par ailleurs l'exemple de l'allemand montre que la distinction entre subjonctif et conditionnel n'est pas nécessaire. Le français connait cette configuration dans des phrases hypothétiques du genre « l'eussè-je su que je ne fus point venu » (deux imparfaits du subjontif) – assez rare à l'oral il est vrai.
(ou bien: « l'eusses-tu cru que tu fusses la risée de tous ») encore plus improbable, concèdons-le.
En comunleng, il n'y a donc pas de conditionnel (il se confond avec le subjonctif) et le mode subjonctif (aussi appelé « irréel ») s'impose dans la condition et la conséquence (dès qu'il y a un doute, une hypothèse). Par ailleurs le mode irréel admet trois temps: passé (en -ua-), présent (en -u-) et futur (en -uo-).
Autre distinction avec le français, et en fait avec les langues européennes en général, est la généralisation de l'impératif à toutes les personnes. La motivation est la même que pour le nombre indéfini: Profiter de toutes les possibilités latentes du système, ne pas laisser de cases vides. Cela ne coute rien. Reste quand même à donner du sens aux nouvelles formes:
.. manjuoI Introduction
II Premier contact
L'alphabet
La prononciation
oui, non
avec, sans
avant, après
pour, par
petit, grand
peu, beaucoup, très
nouveau, ancien
et, ou
hier, aujourd'hui, demain
ia, no
met, sen
for, pos
fur, per
pi<, gran
po, mult, zer
nou, ald
e, o
ier, hoi, moran
quand ?
toujours
jamais
parfois
n'importe quand
une autre fois
souvent
mainteant
uen ?
aluen
nouen
somuen
eniuen
oteruen
multuen="ofe"
nu="ora"
où ?
partout
nulle part
quelque part
n'importe où
ailleurs
en beaucoup d'endroits
ici, lÃ
ov ?
alov
neov
somov
eniov
oterov
multov
hir, der
quoi ?
tout
rien
quelque chose
n'importe quoi
autre chose
beaucoup de choses
ceci
ua ?
alua="ale"
noua
somua (ua)
eniua
oterua
multua
dizua
qui ?
tous
personne
quelqu'un
n'importe qui
quelqu'un d'autre
beaucoup de monde
lui, elle, cette personne
alon="ales"
neon
somon (on)
enion
oteron
multon
il, ela, dizon
III Bases grammaticales
Généralités
(ou
nominatif
accusatif
datif
génitif
substantif
I (i majuscule)
mi
me
mai
main
tu
ti
te
tai
tain
il
loi
loe
sai
ain
ela
lai
lae
zai
zain
el, it
li
le
xai
xain
U
oi
ue
uai
uain
si
se
nos
nois
nues
nozer
nozen
vos
vois
vues
vozer
vozen
ils
lois
loes
ozer
ozen
elas
lais
laes
azer
azen
els
lis
les
ezer
ezen
its
lis
les
izer
izen
Us
ois
ues
uzer
uzen
Conjugaison
La phrase « Qu'ils s'en aillent ! » a bien le sens d'un impératif, réalisé en détournant un subjonctif. Il sera donc rendu avantageusement par véritable impératif à la troisième personne du pluriel : « goin! » ou « goin vei! » (« go »: aller, « vei »: chemin; « go vei »: s'en aller, cf l'italien (andare via), l'allemand (weg gehen), le néerlandais (weg gaan) et l'anglais (to go away).
De la même manière «
indi subjon
prezent
preterit
futur
imperat.
prezent
preterit
futur
manje
manjae
manjoe
have manjed
hava manjed
havo manjed
manjie
manjue
manjuae
manjuoe
manjes
manjas
manjos
haves manjed
havas manjed
havos manje
manjis
manjus
manjuas
manjuos
manj
manja
manjo
hav manjed
hava manjed
havo manjed
manji
manju
manjua
manjuo
manjem
manjam
manjom
havem manjed
havam manjed
havom manjed
manjim
manjum
manjuam
manjuom
manjet
manjat
manjot
havet manjed
havat manjed
havot manjed
manjit
manjut
manjuat
manjuot
manjen
manjan
manjon
haven manjed
havan manjed
havo manjed
manjin
manjun
manjuan
manjuon
s
.. manj
.. manja
.. manjo
.. hav manjed
.. hava manjed
.. havo manjed
..manji
.. manju
.. manjua
