article sur le Cambrien moyen, Explication sur le Cambrien moyen

Cambrien moyen Article, Signification, Explication

Le Cambrien moyen est une époque géologique du Paléozoïque comprenant les étages Mayaien et Amgaien.

Le terme de Cambrien moyen tend Ă  remplacer celui d'Acadien.

Table of contents
1 Dans les mers
2 Sur terre
3 Bibliographie

Dans les mers

Les vestiges de la faune du Cambrien moyen les mieux connus sont ceux des schistes de Burgess.

C'est en 1909 que le paléontologue Charles Doolittle Walcott découvrit une couche de schiste de 2,50 encastrée dans une paroi des montagnes Rocheuses dans le Yoho National Park sur la pente occidentale du Mont Stephen au Canada. Cette montagne fut autrefois un fond marin. Des sédiments d'Amérique du Nord semblent s'être déposés dans des eaux profondes sous forme de coulée de boue capturant les animaux. La rareté de l'oxygène à ralenti leur décomposition et ils sont devenus des fossiles noirs et filiformes.

Le schiste est un type de roche sédimentaire formé de particules d'argile et de limon. De nombreux schistes sont très friables ce qui permet aux fossiles d'apparaître en surface.

Le corps des animaux de Burgess ensevelis dans la boue, prirent des orientations variées. La boue s'infiltra dans les organes et grâce à des couches fines de sédiment, ils se séparèrent du corps dans différents micro-niveaux. C'est ainsi qu'une certaine structure tridimendionnelle fut conservée, même lors de fortes compressions des boues. Plus de 65.000 spécimens de plus de 120 espèces furent étudiées.

Les espèces les plus représentatives sont

  • Arthropodes.

    • Les tribolites : les trilobites d'AmĂ©rique du Nord Ă©taient distincts de ceux de la plus grande partie de l'Europe du Nord. Ces deux masses continentales Ă©taient partiellement recouvertes par des eaux peu profondes, mais elles Ă©taient sĂ©parĂ©es par le Iapetus qui faisait obstacle aux migrations. Aussi, leurs faunes Ă©taient diffĂ©rentes et spĂ©cifique. Les trilobites Olenellides caractĂ©risant l'AmĂ©rique du Nord ainsi que le nord-ouest de l'Ecosse et les RedlichidĂ©s l'Europe du Nord.

    • Compacta de Naraoia [1] : Il mesurait environ 4 cm et ne possĂ©dait que deux boucliers (cephalon et thorax) plutĂ´t que les trois habituellement portĂ©s par les autres. Quand Walcott dĂ©gagea ce fossile pour la première fois des roches schisteuses de Burgess, il ignorait que le corps mou de l’animal Ă©tait protĂ©gĂ© par une carapace et que les deux furent fossilisĂ©s.Pour cette raison, Walcott assigna Naraoia aux crustacĂ©s. Plus tard, les palĂ©ontologues se rendirent compte que les circonstances spĂ©ciales de fossilisation du schiste de Burgess permettaient une analyse plus approfondie des spĂ©cimens. Ainsi, le professeur Harry Whittington examina les pièces molles intĂ©rieures et trouva les caractĂ©ristiques de distinction des trilobites. Il mesurait environ 4 cm

    • Olenoides [1] [1] : il mesurait plus ou moins 11 cm. Ses longues antennes incurvĂ©es furent bien prĂ©servĂ©es dans le schiste de Burgess. Ses pattes Ă©taient garnies Ă  leur base d’une sĂ©rie d'Ă©pines destinĂ©es Ă  capturer les proies et les amener vers la bouche. Ses membres minces nous indiquent qu’il ne s’agit pas d’un nageur. C'Ă©tait un prĂ©dateur et un extracteur actif se dĂ©plaçant sur les fonds marins boueux. Les traces fossilisĂ©es qu'il a laissĂ©es dans les sĂ©diments infĂ©rieurs prouvent qu'il a rampĂ© dans les fonds et a creusĂ© Ă  la recherche de nourriture. Les parties molles des fossiles d'Olenoides Ă©taient particulièrement bien prĂ©servĂ©es, montrant des membres, des traces d'intestin, et d'autres tissus mous, ce qui permit d’en faire une description dĂ©taillĂ©e du plus connu des trilobites

    • Marella splendens [1] ([1]rotation possible de l'image avec le curseur) : l'animal avait les membres articulĂ©s et le corps segmentĂ© comme les crabes, homards et cloportes. Il possĂ©dait un bouclier cĂ©phalique ornĂ© de quatre tentacules. Le bouclier principal Ă©tait surmontĂ© de grandes Ă©pines recourbĂ©es vers l’arrière du corps, tandis que deux paires d'antennes se projettaient vers l'avant. Plus de 15.000 spĂ©cimens diffĂ©rents furent rassemblĂ©s. Marrella se nourrissait probablement de petits animaux et particules organiques lors de ses dĂ©placements au-dessus des sĂ©diments [1]. C'est un type primitif d'arthropode qui pourrait avoir donnĂ© naissance Ă  l’un ou aux trois grands groupes d'arthropodes – crustacĂ©s (crevette, crabe, langoustine) ; chelicerates (scorpions, araignĂ©es) ; ou trilobites.

    • Burgessia [1] : ressemblait aux limules actuelles. Burgessia fait en moyenne 10 millimètres de diamètre et possèdait un système composĂ© d’une sĂ©rie de canaux sous la carapace. Ce système servait probablement au stockage ou la digestion de nourriture. Burgessia marchait sur le fond marin par l'intermĂ©diaire de pattes articulĂ©es. Il a pu Ă©galement creuser dans la boue et s'enterrer.

    • Sanctacaris : animal carnivore spĂ©cialisĂ© dans la capture des proies et mesurant jusqu’à 10 cm de long. Il prĂ©sentait un bouclier cĂ©phalique renflĂ©, plus large que long avec des extensions latĂ©rales triangulaires. Le corps se composait de 11 larges segments, les dix premiers Ă©tant dotĂ©s d’une paire d’appendices biramĂ©s. Un telson ample et plat coiffait l’extrĂ©mitĂ© postĂ©rieure. De grands rameaux branchiaux lamelleux sur les appendices du corps et un large telson servaient de stabilisateur et de gouvernail. La tĂŞte portait une sĂ©rie de six paires d’appendices. Les cinq premières paires Ă©taient biramĂ©es, les rameaux externes Ă©tant rĂ©duits Ă  des prolongements ressemblant Ă  des antennes, les rameaux internes arrangĂ©s en un ensemble d’appendices bordĂ© sur leur face interne d’épines pointues servaient Ă  la capture des proies. Ces rameaux Ă  fonction alimentaire s'Ă©largissaient d’avant en arrière ; la première paire comporte 4 segments, leur nombre augmentait pour les suivantes, de sorte que la cinquième paire pouvait en possĂ©der huit ou plus. La sixième paire se situait en arrière des cinq premières et sur le cĂ´tĂ©. Son rameau externe ressemblait Ă  une antenne par la forme, mais beaucoup plus gros que les rameaux correspondants des cinq premières paires d’appendices. Le court rameaux interne se terminait par un bouquet d’épines en rayons.

    • Odaraia : 29 spĂ©cimens. Ce bivalve possĂ©dait des yeux les plus grands de tous les arthropodes de Burgess. Le tronc, enveloppĂ© dans une grande carapace sur plus de deux tiers de sa longueur, comprenait jusqu’à 45 segments portant des appendices. Il possèdait une queue divisĂ©e en 3 parties, 2 nageoires latĂ©rales et une nageoire dorsale. La carapace bivalve Ă©tait tubulaire.

    • Yohoia tenuis [1] : arthropode dont le corps se constituait de 13 segments dotĂ©s chacun d'une paire de palette natatoire. Ses appendices buccaux lui servaient probablement Ă  fouiller les fonds marins pour trouver la nourriture.

    • Sidneyia [1] : cette crĂ©ature mesurait 5 Ă  13 cm de longueur. C'Ă©tait un carnivore qui marchait sur le fond marin Ă  la recherche de ses proies. Le contenu de l’intestin indique que le rĂ©gime de Sidneyia se composait principalement de petits trilobites et hyolithes (mollusques). Environ 200 spĂ©cimens furent dĂ©crits. Walcott le baptisa du nom de son fils, Sidney, qui plus tard dĂ©crivit la façon dont son père dĂ©couvrit ce spĂ©cimen le premier jour de l'exploration.

    • Leanchoilia [1] : Ă©tait apparemment aveugle (Les organes visuels n'ont pas Ă©tĂ© trouvĂ©s), il mesurait plus ou moins 5 cm. GĂ©nĂ©ralement classĂ© comme arthropode, Leanchoilia fut placĂ© parmi le sous-groupe d'arachnomorphe (araigĂ©e), avec des chelicerates, comme les scorpions actuels et les trilobites Ă©teints.

    • Perspicaris [1] : fossile relativement rare dans les schistes de Burgess. C’était un bivalve d’environ 2cm de long. Cette crĂ©ature reprĂ©sente un bon exemple de difficultĂ©s d'interprĂ©tation des styles de vie du au manque relatif des fossiles. Il fut suggĂ©rĂ© que c'Ă©tait un nageur actif vivant entre deux eaux (par consĂ©quent relativement peu de risque Ă  ĂŞtre enterrĂ© dans une coulĂ©e de boue.)

    • Pedunculata d'Aysheaia [1] : (onychophore) Ă©tait peut-ĂŞtre un parasite vivant sur des Ă©ponges puisqu'on le trouve gĂ©nĂ©ralement en association avec leurs restes (spicules). Il devait se protĂ©ger contre des prĂ©dateurs en cherchant refuge chez des colonies d'Ă©ponge. Aysheaia employait probablement ses griffes pour s'accrocher et lacĂ©rer l'Ă©ponge puis en sucer les sucs nutritifs et en extraire les tissus mous. Seulement 19 spĂ©cimens sont connus et on croit que quelques insectes et mille-pattes actuels descendent d'Aysheaia. Son corps Ă©tait cylindrique et annelĂ©. Sur le flanc de l’animal, au voisinage de la face infĂ©rieure, venaient se fixer dix paires de membres annelĂ©s dirigĂ©s vers le bas probablement destinĂ©s Ă  la locomotion. L’extrĂ©mitĂ© antĂ©rieure n’apparaĂ®t pas nettement en tant que tĂŞte. Elle portait une seule paire d’appendices, très semblable aux autres par la forme et l’aspect annelĂ©, mais attachĂ© plus haut sur les flancs et dirigĂ© latĂ©ralement. La bouche, en position terminale (un soupçon de bouche au milieu de la face frontale) s'entourait de six ou sept papilles. Les appendices cĂ©phaliques se terminaient par trois points Ă©pineuses et portaient trois Ă©pines supplĂ©mentaires le long de leur bord antĂ©rieur. Les extrĂ©mitĂ©s des appendices du corps se terminaient par des bords arrondies, chacunes portant un groupe de sept griffes incurvĂ©es. De grosses Ă©pines figuraient en outre sur le cĂ´tĂ© des appendices. Elles Ă©taient absentes sur la première paire, pointent vers l’avant sur les paires 2 Ă  8, et vers l’arrière sur les paires 9 et 10.

    • Canadapsis Perfecta [1] : (crustacĂ©) bien reprĂ©sentĂ© dans le site de Burgess, 4.500 spĂ©cimens. Il est classĂ© en tant que premier ancĂŞtre des crustacĂ©s (actuellement, les crabes et les langoustines.) la crĂ©ature avait une « queue » segmentĂ©e, un corps partiellement couvert par une coquille chitineuse (carapace), et un certain nombre de pattes et d’ailerons. Canadaspis se dĂ©plaçait principalement par la marche et creusait dans la boue Ă  la recherche de sa nourriture. Une fois la nourriture obtenue, il utilisait sa mâchoire infĂ©rieure pour capturer de plus grandes particules.

    • Waptia [1] : (crustacĂ©) possĂ©dait une carapace de bivalve et ressemblait superficiellement Ă  une variation sur le plan corporel Ă  Perspicaris. Cependant, il devait avoir occupĂ© une place diffĂ©rente dans la chaĂ®ne alimentaire. La faible composition de sa mâchoire nous indique qu'il avait probablement passĂ© la plupart de son temps sur le fond marin, en quĂŞte de nourriture. Sa mobilitĂ© limitĂ©e (comparĂ©e Ă  celle de Perspicaris) eu comme consĂ©quence beaucoup plus de spĂ©cimens enterrĂ©s dans le schiste de Burger. Sa taille habituelle Ă©tait d’environ 8 cm.

    • Molaria : arthropode unique en son genre, de forme mĂ©rostomoĂŻde. Il possĂ©dait un bouclier cĂ©phalique bien dĂ©veloppĂ©, de forme hĂ©misphĂ©rique. Son corps, de forme ovoĂŻde, Ă©tait formĂ© de huit segments et se terminait par un telson cylindrique prolongĂ© par une pointe postĂ©rieure articulĂ©e et très longue, dĂ©passant la longueur du corps. La tĂŞte portait une paire de courtes antennes, suivie de 3 paires d’appendices biramĂ©s.

    • Habellia : prĂ©sentait la mĂŞme morphologie que Molaria mais sa carapace se couvrait de tubercules et le tronc se composait de 12 segments dĂ©pourvu de telson cylindrique. La longue pointe caudale, ornĂ©es de barbes et de stries, n’était pas segmentĂ©e et avait une seule articulation situĂ©e Ă  peu près aux deux tiers de sa longueur en allant vers l’arrière. Sur la tĂŞte se fixait une paire d’antennes et seulement deux paires d’appendices ventraux Ă  la suite. Les 6 premiers segments du tronc portaient des appendices biramĂ©s, les six derniers possèdaient probablement que des rameaux branchiaux.

    • Sarotrocercus : organisme de moins d'un centimètre de long. Cet animal prĂ©sentait un bouclier cĂ©phalique suivi d’un corps de neuf segments et d’une pointe caudale dotĂ©es d'une sĂ©rie de piquants Ă  son extrĂ©mitĂ©. Une paire de gros yeux Ă  l'extrĂ©mitĂ© de pĂ©doncules Ă©mergeait Ă  l’avant du bouclier. La tĂŞte portait une paire de robustes appendices se terminant par un segment bidentĂ©. Dix paires d’appendices de structure allongĂ©e en forme de peigne, probablement des rameaux branchiaux, figuraient au niveau de la tĂŞte (une paire) et sur les neufs segments du corps (neuf paires).

    • Actaeus : spĂ©cimen unique de 5 cm de long. Il possĂ©dait un bouclier cĂ©phalique dotĂ© d’un lobe oculaire sue le bord. Le corps Ă©tait formĂ© de 11 segments et se terminait par une plaque triangulaire allongĂ©e. La tĂŞte portait une paire d’appendices se terminant par un groupe de 4 Ă©pines. Deux très longs prolongement en forme de fouet s’attachaient sur le bord interne des derniers segments, et s’étiraient vers l’arrière.

    • Alalcomenaeus : peut-ĂŞtre apparentĂ© Ă  Actaeus. Le bouclier cĂ©phalique prĂ©cĂ©dait un corps de douze segments et une plaque terminale ovale. La tĂŞte prĂ©sentait une paire de grands appendices, chacun dĂ©butant par une portion robuste suivie d’un long prolongement très fin. Une sĂ©rie d’épines sur la face interne des pattes locomotrices permettaient l’achemineĂąment des aliments jusqu’à la bouche.

    • Emeraldella : son bouclier cĂ©phalique portait une paire de très longues antennes se recourbant vers le haut et l’arrière, suivie de 5 paires d’appendices, la première Ă©tant courte et uniramĂ©e, les quatre dernières Ă©tant uniramĂ©es. Les 11 premiers segments du tronc Ă©taient larges, bien que rĂ©trĂ©cissant progressivement vers l’arrière, et chacuns portait une paire d’appendices biramĂ©s. Les deux derniers segments Ă©taient cylindriques avec un long prolongement Ă©pineux qui s’étendait vers l’arrière.

    • Leanchoilia [1] : son bouclier cĂ©phalique triangulaire se terminait par un museau retournĂ©, suivi par un tronc dotĂ© de 11 segments se rĂ©trĂ©cissant et s’incurvant vers l’arrière au-delĂ  du cinquième. Une courte queue en pointe triangulaire, hĂ©rissĂ©e d’épines latĂ©rales, coiffait l’extrĂ©mitĂ© postĂ©rieure. L’animal portait 13 paires d’appendices biramĂ©s, deux Ă  l’arrière du bouclier, et une sur chacun des onze segments du corps. L’appendice le plus curieux consistait en 4 gros segments orientĂ©s d’abord vers le bas, puis faisant un angle de 90° pour s’étendre vers l’avant. Les deuxième et troisième segments se terminaient par de très longs prolongements en forme de fouet, annelĂ©s sur la dernière moitiĂ© de leur longueur. Le quatrième segment se composait d'une longue hampe effilĂ©e terminĂ©e dorsalement par un groupe de trois griffes, et se prolongeant Ă  la partie ventrale par une sorte de fouet annelĂ©. Ce système fixĂ© sur charnière pouvait soit se dĂ©ployer vers l’avant pour aider Leanchoilia Ă  reposer sur le substrat, soit se replier vers l’arrière pour amĂ©liorer l’hydrodynamisme. Les rameaux branchiaux formaient un vĂ©ritable rideau de lobes lamellĂ©s se superposant et recouvrant totalement les rameaux locomoteurs situĂ©s en dessous, et s’étendant bien au-delĂ  de ceux-ci.

  • AnnĂ©lides.
    • Burggessochaeta :

  • Brachiopodes.
Variété importante d'invertébrés. Ils ont développé une coquille dure à 2 valves afin de protéger leur partie molle. Installés sur les fonds marins, ils filtraient l'eau pour retenir les éléments comestibles. Ils se répartissent en deux classes : les inarticulés et les articulés.

    • Microdictyo :

  • ChordĂ©s
    • Pikaia [1]: CĂ©phalochordĂ© qui avait l'aspect d'une anguille de 5 Ă  10 cm. Il Ă©tait le prĂ©curseur de la branche des vertĂ©brĂ©s jusqu'Ă  lapparition de Haikouchthys dĂ©couvert en 2002 sur le site de Chengjang du cambrien infĂ©rieur. L'amphioxus, vivant actuellement, ressemble Ă  Pikaia.

  • Mollusques :
    • Hyalithes :
    • Halkiera :

  • Échinodermes.
    • Gogia :
    • Helicoplacus :
    • Eldonia :
    • Echmatocrinus

  • Spongiaires.
    • Ridleyi de Choia [1] : (un demosponge) Cette Ă©ponge peu commune, possède un disque mince d’épines et ressemble Ă  un toit de hutte effondrĂ©. Taille : environ un pouce de diamètre.

  • Non classĂ©s.
    • Hallucigenia [1] : La première reconstitution faite en 1977 nous prĂ©senta un animal possĂ©dant 7 tentacules dorsales et marchant le sur le fond marin avec des Ă©chasses Ă©pineuses en guise de pattes. On pensait que les tentacules possĂ©daient une bouche Ă  chacune de leur extrĂ©mitĂ©. La dĂ©couverte de spĂ©cimens particulièrement bien prĂ©servĂ©s d' animaux se reliant Ă  Hallucigenia dans la faune cambrienne infĂ©rieure de Chengjiang montra finalement que cet ensemble de tentacules vis-Ă -vis des projections Ă©pineuses, possĂ©daient un ensemble de griffes. Les premiers fossiles avaient ainsi Ă©tĂ© reconstituĂ©s Ă  l’envers. Les Ă©pines n'Ă©taient donc pas destinĂ©es Ă  la marche, mais Ă  protĂ©ger le dos de l'animal (comme Choia ou les oursins actuels), alors que les tentacules munies de griffes servaient Ă  la marche. On considère qu' Hallucigenia Ă©tait un membre de l'embranchement des Onychophores, un groupe de vers munis de petites pattes appelĂ©es lobopodes. Ce n'est donc plus Ă  proprement parler un « non-classĂ© », mĂŞme si ses Ă©pines dorsales sont sans Ă©quivalent parmi les Onychophores actuels. D'autres Onychophores « armĂ©s » ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes dans des gisements du Cambrien (notamment sur le site chinois de Chengjiang), formant une lignĂ©e Ă©volutive qui semble s'ĂŞtre Ă©teinte.

    • Wiwaxia : en 1899, Wiwaxia a Ă©tĂ© dĂ©crit la première fois sur la base d'une simple Ă©pine. Ces plus longues Ă©pines se projettent sur deux rangĂ©es le long du dos, et ont assurĂ© une certaine protection contre des prĂ©dateurs. Le reste de la surface dorsale est couvert de petits, plaques dures nommĂ©es « sclerites ». Chacunes de ces sclĂ©rites est fixĂ©e au dos par une sorte de racine. Il est supposĂ© que Wiwaxia s'est dĂ©veloppĂ© en muant. Aucunes sclĂ©rites ne recouvrait la surface ventrale. L'animal ressemblait en partie Ă  un mollusque. Cependant, les mollusques n'ont aucune armure de sclerite ainsi l'affinitĂ© de l'animal l'espèce n’est pas rĂ©glĂ©e. En revanche, ces sclĂ©rites Ă©voquent les soies des vers AnnĂ©lides ; selon certains chercheurs, Wiwaxia serait une sorte de « chaĂ®non manquant » Ă©volutif, mĂŞlant caractères de mollusques et d'annĂ©lides. Le fossile mesurait approximativement 0,3 Ă  5,5 cm.

    • Odontogriphus[1]: signifie « Ă©nigme dentĂ©e ». Animal d'environ 6 cm de long Ă  corps ovale, allongĂ© et aplati. Une paire de « palpes » (probablement des organes sensoriels) figurent sur les bords de l'extrĂ©mitĂ© frontale. La bouche est en forme de U lĂ©gèrement creuse et entourĂ©e de petites structures coniques pointues, il s'agirait de petites tentacules constituant un système de collecte de nourriture.

    • Dinomischus : animal fixe et immobile dans le fond marin. Il ressemblait Ă  une marguerite d'environ 2,5 cm Ă  peine ouverte Ă  l'extrĂ©mitĂ© d'une tige laquelle prĂ©sente un crampon bulbeux Ă  sa base, permettant l'ancrage Ă  un substrat. La marguerite appelĂ©e « calice », porte sur son bord externe une sĂ©rie d'environ 20 pĂ©tales allongĂ©s aux cĂ´tĂ©s parallèles appelĂ©s « bractĂ©es ». la face supĂ©rieure du calice contient 2 ouvertures, l'une centrale, l'autre dĂ©jetĂ©e vers le bord, reprĂ©sentant probablement une bouche et un anus. Un tube digestif en forme de U avec un large estomac dans sa partie infĂ©rieure court Ă  travers le calice d'une ouverture Ă  l'autre.

    • Opabinia [1] : portait sur la tĂŞte une sorte de tuyau pourvu d'une griffe qui servait Ă©ventuellement Ă  capturer des vers. Ce tube mesurait plus ou moins 2 cm. Cette crĂ©ature possĂ©dait cinq yeux. En 1972 la reconstitution de l’animal, prĂ©sentĂ©e lors d'une rĂ©union scientifique, fit sourire l’assemblĂ©e et fut considĂ©rĂ©e comme plaisanterie, mais la reconstitution fut par la suite rapidement confirmĂ©e. Opabinia vĂ©cu dans les sĂ©diments des fonds marins, bien qu'il a vraisemblablement nagĂ© en poursuivant ses proies Ă  l'aide de ses lobes latĂ©raux. L’animal avait une taille pouvant atteindre 8 cm. Superficiellement, Opabinia ressemble Ă  un crustacĂ© comme une crevette ou une langoustine, mais il manque des dĂ©tails importants permettant une distinction. Il reste ainsi non affectĂ© Ă  tout autre groupe Ă©teint ou actuellement vivant.

    • Anomalocaris : son nom signifie « crevette bizarre » et pouvait mesurer jusqu'Ă  60 cm de long. C'Ă©tait un prĂ©dateur aux yeux proĂ©minents fixĂ©s sur de courts pĂ©doncules. Cet animal devait ĂŞtre un bon nageur, mais non un champion de la vitesse, et sa propulsion devait ĂŞtre assurĂ©e par les ondulations des lobes corporels en sĂ©quences coordonnĂ©es. Les lobes latĂ©raux se chevauchant devaient exĂ©cuter des battements Ă  la manière des nageoires latĂ©rales de certains poissons. Un anomalocaris en mouvement ressemblait peut-ĂŞtre Ă  une raie-mante actuelle, ondulant au sein des eaux grâce Ă  des mouvements sinueux de ses vastes nageoires.[1].Il capturait ses proies Ă  l'aide de deux pinces articulĂ©es puis amenait la nourriture Ă  la bouche garnie de petites pointes acĂ©rĂ©es qui agissaient comme une râpe. Depuis la dĂ©couverte, chez plusieurs espèces proches d' Anomalocaris, de petites pattes qui rappellent chez certaines formes les lobopodes des vers Onychophores et, chez d'autres formes, les pattes articulĂ©es des Arthropodes, plusieurs spĂ©cialistes considèrent qu'Anomalocaris est le membre d'une lignĂ©e intermĂ©diaire entre ces deux embranchements (vers onychophores et Arthropodes). Cette thèse est controversĂ©e mais les donnĂ©es gĂ©nĂ©tiques, qui laissent supposer que les Arthropodes ont Ă©voluĂ© Ă  partir des vers onycophores, plaident en sa faveur.

    • Haplophrentis [1] : crĂ©ature composĂ©e de trois parties : Une longue, une plate, une en forme de coquille conique logeant le corps. Un petit couvercle (operculum) ferme l'embout avant. L’avant du corps est dotĂ© de deux appendices latĂ©raux courbĂ© (Dr. Walcott a appelĂ© ces bras latĂ©raux « helens » d’après le prĂ©nom de sa fille) Vraisemblablement les « helens » agissaient comme stabilisateurs pour maintenir le corps de l’animal dans les courants. Ils ont pu Ă©galement servir d’avirons. L’animal s’alimentait de substances organiques dans la boue des fonds marins. Des spĂ©cimens ont Ă©tĂ© trouvĂ©s dans l'intestin d’ Ottoia. Ces crĂ©atures Ă©taient petites - environ d'une 2 Ă  3 cm de longueur. Leur mĂ©thode lente de locomotion faisait d’elles des proies faciles pour les prĂ©dateurs plus actifs. Leurs morphologie peu commune rend difficile de tracer leurs affinitĂ©s avec d'autres animaux, bien que quelques scientifiques les considèrent comme des mollusques.

    • Amiskwia [1]: son corps Ă©tait composĂ© de trois segments, une tĂŞte avec deux tentacules en avant (en supposant que ce soit l'avant), un tronc segmentĂ© avec des ailerons latĂ©raux tronquĂ©s et une queue aplatie. Les ailerons et la queue suggèrent que c'Ă©tait un nageur actif. Walcott dĂ©crivit ce fossile en 1911 et l'assigna la première fois comme chaetognathe. Cependant, Amiskwia reste une autre merveille Ă©trange de schiste de Burger sans affinitĂ© avec d’autres groupes vivants ou Ă©teints. Tailles fossiles jusqu'Ă  2 cm .

Sur terre

Au Cambrien Moyen, l'élargissement du Iapetus se poursuit suite à l'éloignement de la Laurentia et la Baltica, tandis que la
Gondwana se déplace vers le sud.

Bibliographie

Briggs, Derek et al., The Fossils of the Burgess Shale, Smithsonian Books, 1995

Conway Morris, Simon, The Crucible of creation, Cambridge University Press, 1998

Gould, Stephen Jay, La vie est belle, Seuil, 1991

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