Bouddha Article, Signification, Explication
Le Bouddha, personnage dont l'historicité n'est pas mise en doute, est un chef spirituel qui vécut au VIe siècle avant notre ère (les années de sa naissance et de sa mort, ou parinirvāṇa, ne sont pas claires ; il aurait vécu à peu près quatre-vingts ans, mais les traditions ne s'accordent pas : dans les pays de tradition pāḷi, la plus ancienne, les dates de 624-544 sont vraisemblables). De son vrai nom Siddhārtha Gautama de la famille Śākya (Siddhârtha Gautama, dit « Shakyamuni », sage des Śākya ; en pāḷi : Siddhattha Gotama), il est probable que son lieu de naissance soit Kapilavastu - la capitale du clan, dans le Teraï népalais - de la reine Māyādevī et du roi Śuddhodana, dans une famille de kṣatriya (caste des guerriers-aristocrates).
Le titre de Bouddha (en sanskrit buddha, « éveillé », participe passé passif de racine sanskrite budh-, « s'éveiller ») lui a été accordé plus tard par ses disciples. Il est également connu comme le Tathāgata, « celui qui est venu ainsi » prêcher la bonne Loi (ou dharma, en pāḷi dhamma). Le Bouddha est la figure clé du bouddhisme.
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2 Biographie sommaire 3 Personnalité et caractère du Bouddha 4 Un avatar de Vishnou 5 Voir aussi 6 Liens externes |
Origine du terme
Le mot buddha est, comme on l'a vu, en sanskrit, le participe passé passif de la racine bhudh (budh par application de la loi de Grassmann). On explique la déaspiration budh-ta → bud-dha par la loi de Batholomae. La racine signifiant « s'éveiller », de même étymon indo-européen que le grec ancien πυνθάνομαι punthánomai « s'informer » ou que l'allemand bieten et l'anglais to bid (après des évolutions sémantiques profondes), entre autres nombreux dérivés dans les langues indo-européennes, le terme buddha signifie donc littérallement « qui s'est éveillé ». Les langues occidentales ont emprunté le terme sanskrit, en l'adaptant à leur orthographe (Bouddha en français, Buddha en anglais, etc.).
Le mot sanskrit a été transcrit phonétiquement en moyen chinois (consulter cet article pour plus de détails) par les caractères 佛陀, se lisant alors phjut-thwa, actuellement fótuó, et abrégé en 佛 fó. Les Japonais l'ont emprunté sous la forme 仏陀 budda, lecture tout aussi phonétique, souvent abrégée en 仏 butsu (daibutsu: grand bouddha au Japon).
Les récits de la vie du Bouddha se sont perpétués par la tradition orale et n'ont été mis par écrit pour la première fois que quelques centaines d'années après sa mort. Les écritures bouddhistes mélangent métaphysique et légendes concernant la vie du Bouddha. Certains épisodes, tel celui où il apaise un éléphant furieux que son cousin Devadatta aurait lâché sur lui pour le tuer et le remplacer à la tête de la communauté des moines, peuvent être acceptables pour le lecteur matérialiste, d'autres, tels ses conversations avec les dieux ou sa téléportation instantanée au Śrī Laṅkā, ne les sont pas. Dépouillé de ses aspects métaphysiques ou magiques, un résumé de sa vie pourrait être le suivant (les aspects légendaires célèbres sont cependant indiqués entre crochets) :
Siddhārtha Gautama naît à Kapilavastu, un village sur les contreforts de l'Himalaya, dans la caste des kṣatriya, les guerriers-aristocrates. Son père est Śuddhodana, le chef de Kapilavastu, et sa mère la reine Māyādevī.
À seize ans, il épouse la jeune princesse Yaśodharā qui lui donne un fils, Rāhula. Toutes les traditions concordent sur le fait qu'il est contemporain des deux rois du Magadha, Bimbisâra et de son fils Ajatasatru.
Il passe toute son enfance protégé dans l'enceinte du palais familial, dans le respect de l'hindouisme et élevé en guerrier, selon sa caste. Son père, en effet, qui avait été averti que son fils serait soit un grand kṣatriya, soit un bouddha, empêche par une vie de facilités qu'il réfléchisse aux difficultés et à la souffrance des hommes, afin qu'il ne devienne pas un sage.
À 29 ans, alors qu'il se promène hors de l'enceinte du palais, il découvre la souffrance endémique de son peuple qui lui avait été cachée jusqu'alors et le fossé qui la sépare du luxe de sa vie aristocratique.
Il rejette alors titre et palais et commence une vie d'ascèse, suivant les enseignements de plusieurs ermites renonçants, des saṃnyāsin ou des sâdhu, et entreprend des pratiques méditatives austères.
Six ans plus tard, alors qu'il se trouve dans le village de Bodh-Gayā, constatant que ces pratiques ne l'ont pas mené à une plus grande compréhension du monde, il les abandonne et accepte des mains d'une jeune fille du village, Sujāta, un bol de riz au lait, mettant ainsi fin à ses mortifications et se concentre sur la méditation et la voie moyenne, celle qui consiste à nier les excès, comparable au « rien de trop » delphique : en sorte, il s'agit de refuser le laxisme comme l'austérité excessive. Les cinq disciples qui le suivaient l'abandonnent, jugeant cet acte comme une trahison de sa part.
Siddhartha Gautama s'assied alors sous un pippal (Ficus religiosa) et fait le vœu de ne pas bouger de cette place avant d'avoir atteint la Vérité.
Bientôt, il affirme qu'il a réalisé l'éveil ou la compréhension totale de la nature et des causes de la souffrance humaine et des étapes nécessaires à son élimination. Cet illumination, possible pour tous les êtres, s'appelle la bodhi et donne son nouveau nom à Siddhārtha : celui qui a atteint la bodhi est un bouddha.
Le Bouddha a bien insisté sur le fait qu'il n'était ni un dieu, ni le messager d'un dieu et que l'illumination n'était pas le résultat d'un processus ou d'un agent surnaturel, mais plutôt le résultat d'une attention particulière à la nature de l'esprit humain, et qu'elle pourrait être redécouverte par n'importe qui pour son propre profit : tout être sensible possède en lui la nature de Bouddha qui est la véritable nature de l'esprit.
Pendant les quarante-cinq années restantes de sa vie, il voyage dans la plaine gangétique du centre de l'Inde (la région du Gange et de ses affluents), enseignant sa pratique en matière de méditation à une grande variété de personnes, allant des nobles aux balayeurs des rues, et sans oublier les disciples des philosophies et des religions rivales. Il fonde la communauté des moines et des nonnes bouddhistes (le ''saṅgha) pour perpétuer ses enseignements après sa disparition (considéré comme le parinirvāṇa ou « nirvâna complet »).
Bouddha se rend bientôt compte que son existence corporelle approche de sa fin. Il dit à son disciple Ānanda de préparer un lit entre deux arbres sala (Shorea robusta). Bouddha meurt ainsi à Kuśinārā (maintenant Kusināgar en Inde, dans l'actuel Uttar Pradesh) à l'âge de quatre-vingts ans. Le forgeron Chunda lui offre son dernier repas, un sūkaramaddavam. La traduction correcte de ce terme est inconnue ; sūkara signifie « porc », maddavam quelque chose comme « délice », aussi le sūkaramaddavam peut signifier « le porc tendre (délicieux) » ou des « champignons ou des truffes (délices) appréciés par les porcs ». Ce repas pourrait être à l'origine de sa mort. Le végétarisme est un idéal pour les bouddhistes plutôt qu'une obligation, et les moines et les nonnes sont encouragés à accepter toutes les offres de nourriture qui leur sont faites (à moins qu'ils ne voient, n'entendent, ou ne suspectent qu'un animal a été spécialement tué pour les alimenter).
Les derniers mots du Bouddha sont : « L'impermanence est la loi universelle. Travaillez à votre propre salut. » Il existe plusieurs reliques du Bouddha ; aussi, pour remercier l'ONU d'avoir décrété jour férié la fête du Vesak, la Thaïlande, le Sri Lanka, ainsi que le Myanmar ont décidé de transférer 12 de ses ossements au siège des Nations-Unies, à New York.
Lorsque la contre-réforme hindouiste réussit vers le XIIe siècle à éliminer le bouddhisme de la terre indienne, les brahmanes parachèvent cette reprise en main en faisant du Bouddha le dixième avatar de Vishnou.
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Personnalité et caractère du Bouddha
» de l'iconographie chinoise]]
Le Bouddha présenté dans les écritures bouddhistes possède les traits caractéristiques suivants :
Un avatar de Vishnou
Voir aussi
Liens externes
