Asatru Article, Signification, Explication
L'asatru (qui signifie littéralement « loyauté aux Ases », en islandais) est une religion polythéiste basée sur la mythologie nordique qui comporte deux familles de dieux, les Ases et les Vanes. C'était la religion dominante en Europe non romaine avant la conversion des tribus germaniques et scandinaves au christianisme. Cette religion, endormie depuis le XIIe siècle, est en phase de réveil depuis le XIXe siècle. Le nom d'asatru est apparu d'ailleurs à cette époque ; les pratiquants pré-chrétiens ne donnaient pas de nom à leur religion. On rencontre également cette religion sous le nom d’odinisme. Avec le temps, une nuance raciste teinte le terme, et les croyants ouverts à l’intégration de toutes cultures et toutes races dans leurs rangs préfèrent le terme asatru (voir le chapitre Dogme du même article). Les pratiquants de l’asatru sont parfois appelés des asatruer.
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2 La forme moderne 3 Dogme 4 Rites 5 Voir aussi |
Les informations qui sont arrivées jusqu'à nous sont assez rares et fragmentaires, et d'autant plus sujettes à caution qu'elles ont pour la plupart été rédigées par des chrétiens, pendant l'âge d'or de la culture Islandaise (XIIe-XVe siècle).
Cependant des poèmes comme l' Hávamál, attribué à Odin sont spécialement importants pour comprendre les racines de la religion nordique. On peut trouver d'autres guides dans le folklore allemand ou nordique, toujours imprégnés de leur passé près de 8 siècles après la conversion du roi de Suède.
On se reportera à l'article mythologie nordique où aux ouvrages de Georges Dumézil, H.R.Ellis Davidson ou Hans Günther pour plus de détails sur cette période.
Après avoir peu, voir pas, de pratiquants durant des siècles, l'asatru réapparut au cours du XIXe siècles sous l'impulsion du romantisme. Des groupes organisés apparurent en Allemagne au début du Xxe siècle. Plusieurs membres fondateurs du nazisme faisaient partis de la Société de Thule, un groupe d'étude sur l'antiquité Germanique, bien qu'il semble que ce ne fut qu'un élément marginal qui ne se soit pas généralisé au parti entier.
La seconde renaissance de l'asatru débuta à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix. En 1973 le gouvernement Islandais reconnaît l'asatru comme une religion d'état officielle, principalement grâce aux efforts de Sveinbjörn Beinteinsson. Dans le même temps, Else Christiansen débuta l'édition du journal « The Odinist » au Canada. Aux États Unis, Steve McNallen, un officier de l'armée américaine, lança l'édition d'un journal intitulé « The Runestone » et créa the asatru free assembly renommée par la suite asatru Folk Assembly.
De nos jours, on peut trouver des fidèles asatruer à travers le monde entier, mais principalement en Scandinavie, en Europe de l'Ouest (il existe par exemple une église asatruer à Strasbourg), en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle Zélande.
Il n'existe en revanche pas d'estimation fiable du nombre exact de fidèles.
Les églises Ãsatrú sont en général en faveur d'organisation démocratique, inspiré des Things parlementaires des Vikings. Elles sont également en faveur de la libre expression des fidèles, restant ainsi fidèles aux saga. Il n'existe aucune autorité centrale, et les groupes religieux sont en général de petites tailles et fractionnés.
La plus grande majorité des pratiquants ne voient pas la mythologie comme une vérité littérale, mais comme une vérité métaphorique. Il n'existe pas de théologie orthodoxe de la religion asatruer, bien qu'il existe des écoles de pensées. La nature est adorée, relativement à sa représentation dans le Panthéon nordique, mais également révérée dans la pratique. Cependant, l'asatru n'est pas une religion repoussant les innovations techniques.
La comparaison entre l'asatru et d'autres religions est assez délicate et consisterait plutôt à mettre en lumière leurs différences que leurs points communs. Dans la religion asatruer, les dieux ne sont pas les êtres omnipotents et infaillibles, ni même immortels et on ne les adore pas comme tel. Ils sont plus considérer comme des amis dont la sagesse et la puissance peuvent venir en aide à point nommé. De plus, et il est important de le souligner, les dieux du nord ne sortent pas tout en arme de la tête de leur géniteur, et ne reste pas immuable devant le passage du temps. Ils sont le produit de leur existence, comme on peut le voir en étudiant la vie de Loki, le dieu du feu ou mieux, celle de Freyr, le dieu de la vie.
Les hommes, créés par Odin et ses frères, sont très proches des dieux, par leur comportement et les relations hommes/dieux est en quelque sorte familiale.
Autrefois, il n'était pas rare qu'un scandinave punisse le dieu qui l'avait trahi en lui retirant (pour un temps) son adoration et ses offrandes. C'est d'ailleurs ce trait de caractère qui rendit l'implantation de la religion chrétienne si délicate dans ces contrées : au moindre revers, Jésus était mis au coin au profit des Ases et des Vanes.
La religion asatruer, depuis son origine, ne comporte aucune liste de comportement à proscrire, à la différence de la plupart des autres religions. La recherche d'un compromis entre la liberté et la responsabilité est en revanche un thème central dans la littérature légendaire, mystique et historique de cette religion, littérature que les membres des églises asatruer sont tenus d'étudier sérieusement.
Certains comportements condamnés dans d'autres religions (comme la fierté) sont considérés comme des qualités, à condition qu'ils soient correctement exprimés.
Il n'est jamais question de rédemption, de sauvegarde, ni même de perfection dans l'asatru, et la théorie de la vie après la mort est sans doute le reflet de la justice expéditive des temps anciens.
De même, cette religion voit d’un assez mauvais œil le prosélytisme. Pour elle, le croyant doit venir de lui-même.
Bien qu'elle descende d'une culture guerrière, l'asatru n'est pas une religion misogyne : Odin fit l'homme et la femme de deux branches distinctes, la déesse de l'amour est également une déesse guerrière et dans l'antiquité nordique, hommes et femmes pouvaient être appelés à se battre (voir par exemple l'article sur les Berserkers.
C'est pourquoi hommes et femmes sont considérés à de nombreux égards comme égaux, bien que différents et les femmes ont un rôle important à jouer dans les rites asatruer.
Le culte des dieux nordiques et germaniques est sujet à des variations régionales, dues à l’interprétation subjectives des pratiquants les plus influents (godis). Par exemple, en Islande, beaucoup considère l’asatru comme une religion orientée politiquement à gauche, alors que certains pratiquants allemands ou américains sont parfois clairement d’extrême-droite. Entre autres choses, elles ne réservent l’adhésion à leur église aux seuls personnes d’origine germanique ou nordique.
Le sumbel
Le Seydr (ou Seith ou sayth)
C'est un article concernant le Asatru. La page contient la signification du Asatru , Description et explication au sujet de Asatru Forme historique
La mythologie nordique plonge ses racines dans les religions indo-européennes, dont elle est la branche nordique. Cette particularité explique les points communs nombreux qu'on peut trouver entre cette religion et les religions grecque, slave ou celte, par exemple, cependant, une fusion avec des religions plus anciennes, lapones ou finlandaises, expliquerait nombre de ses particularités.La forme moderne
De nos jours, l'asatru est une religion reconstruite. Ce n'est pas une religion néopaïenne au sens usuel, et la majorité des croyants rejettent cette étiquette.
La pratique est basée sur les enregistrement historiques disponibles, leurs interprétations et leur extension. Les rites varient d'un groupe ou d'une église à l'autre, mais seulement dans leurs détails. L'Ãsatrú se propage grâce à un fort fond littéraire.Dogme
En France, de nombreux groupuscules fascistes se réclament du néo-paganisme, dont certains de l'asatru.
L’asatru universaliste ne tient pas compte de la race de ses ouailles. Ce profond désaccord entre les mentalités est un problème que cette religion se doit de régler.Rites
Le blót
Un blót est un rite asatruer qui honorent les dieux, généralement centré autour d’un dieu du panthéon. Ce rituel peut-être très formel, mais l’idée sous-jacente est plus proche de l’invitation d’un membre de la famille à sa table que d’une messe. Nourriture et boisson sont souvent offertes à cette occasion. La plupart seront consommées par les participants, et la partie destinée à la divinité sera versée au sol, comme offrande. La boisson traditionnelle à cette occasion est l’hydromel ou la bière.
Le Sumbel est un rite dans lequel une boisson est passée d’un membre à l’autre d’une assemblée réunie en cercle. À chaque passage de la boisson, les participants font une déclaration, un toast, ou un serment.
Le toast honore un godi (mentor), un dieu ou un proche. La déclaration est en général une opportunité pour le participant de s’enorgueillir d’un succès. Le serment est en général la promesse d’accomplir une action dans un futur proche. Les participants sous serment sont liés par le promesse et sont tenus de la respecter.
C’est un rite shamanique, réservé aux initiés permettant de prédire l’avenir ou de modifier le hamr, c’est-à -dire la nature de la forme physique, à la suite d’une transe.Voir aussi
Mythologie nordique, Runes, Wyrd
