Arès (mythologie) Article, Signification, Explication
Arès (en grec ancien Ἂρης ou Ἂρεως Areôs) est le dieu de la guerre dans la mythologie grecque. Fils de Zeus et de Héra, il s'appelle Mars chez les Romains.
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2 Vicissitudes 3 Postérité 4 Lieux de culte 5 Épiclèses, attributs & sanctuaires 6 Voir aussi |
Arès est le dieu de la brutalité et du carnage.
Il va au combat accompagné de sa sœur, Éris (la discorde), ses fils Déimos (la terreur) et Phobos (la panique), ainsi que d'Ényo, déesse des batailles. Lui-même est souvent appelé Ényalos (Ἐνυάλιος). Traditionnellement, les Grecs interprètent son nom comme un dérive du mot « tueur », ἀναίρης (anairês).
En tant que tel, il est haï des autres dieux, en particulier Zeus, lequel lui déclare dans l'Iliade (V, 872–873) :
Rôles
Dieu de la guerre
Héra, sa mère, ne l'apprécie guère plus, dépitée qu'elle est de le voir prendre parti pour les Troyens pendant la guerre de Troie. Elle déclare pareillement à son sujet (VII, 756–761) :
Athéna, déesse de la guerre comme lui, représente la bataille ordonnée, alors qu'il représente le carnage. Les deux dieux se haïssent particulièrement. Pendant la guerre de Troie, elle incite Diomède à le frapper, et lui jette elle-même un gros bloc de pierre, qui l'atteint au cou.
Seule Aphrodite témoigne de l'affection à son « bon frère » (φιίλε κασίγνητε phile kasignete, V, 359) qui selon d'autres légendes est également son amant. Dans son Œdipe à Colone, Sophocle peut ainsi le proclamer « le dieu à qui tout honneur est refusé parmi les dieux » (v. 210).
Son nom désigne toute forme de mort violente, et plus particulièrement la peste. La guerre est surnommée « danse d'Arès » dans les épopées. Les Grecs voient en lui le « dieu des larmes » (Eschyle, Les Suppliantes, 681). Seul l'Hymne homérique qui lui est consacré, sans doute tardif, le montre sous un jour bienveillant et le nomme :
- « cœur hardi, porteur de bouclier sauveur des cités, coiffé d'airain,
- aux mains robustes, infatigable, fort par la lance, rempar tde l'Olympe,
- père de la Victoire, heureuse conclusion des guerres, auxiliaire de Thémis ;
- maître absolu de l'adversaire, guide des hommes les plus justes. »
- (trad. Renée Jacquin)
Garant des serments
Arès est aussi le dieu vengeur. En tant que tel, son nom est utilisé dans les serments solennels. C'est par exemple le cas dans le serment prêté par les jeunes Athéniens pendant leur éphébie.
Sa force aveugle n'en fait pas un combattant invincible : il est vaincu par deux fois par Héraclès ainsi que par Diomède. L'Iliade relate également que les Aloades l'enferment pendant treize mois dans une jarre de bronze, pour avoir causé la mort d'Adonis. Il est délivré, à bout de forces, par Hermès.
Quand Halirrhothios violente sa fille Alcippé, il le tue. Pour ce meurtre, Arès est traduit devant le tribunal des dieux olympiens, sur la colline d'Arès (voir Aréopage). Il est néanmoins acquitté.
Amant d'Aphrodite, il en a Déimos et Phobos, mais aussi Éros et Antéros, ainsi qu'Harmonie, épouse de Cadmos, le fondateur de Thèbes.
Ses autres enfants sont souvent des criminels ou des fous :
Sa résidence préférée est la Thrace — les Thraces, pour les Grecs, étaient un peuple guerrier et batailleur. Il est révéré par les peuples de Colchide et de Scythie. En Grèce, il n'a que peu de lieux de culte. Une fontaine lui est consacrée à Thèbes, en souvenir de la légende de Cadmos, qui avait semé là les dents d'un dragon, fils d'Arès, qui donnèrent naissance aux Spartes. La relation entre Arès et Thèbes est fortifiée par le mariage de Cadmos avec Harmonie.
C'est surtout à Sparte qu'il fait l'objet d'un culte. Les éphèbes lui sacrifient un chien à Thérapné, en Laconie. À Géronthrai, située au nord d'Hélos, toujours en Laconie, il est célébré dans des fêtes excluant les femmes. À Sparte même, un sanctuaire lui est dédié sous le nom d'Arès Théritas, c'est-à-dire « le sauvage », épiclèse parfois rattachée à Théra, sa nourrice.
À Tégée, en Arcadie, les femmes le célèbrent dans des fêtes qui leur sont réservées, et commémorent leur vaillance contre les Spartiates. Près de Trézène, un sanctuaire lui est consacré en souvenir des Amazones, ses filles. À Athènes, il est vénéré en association avec Aphrodite. Enfin, il a des temples à Argos et Salamine.
Au total, sa place dans la religion grecque est bien loin d'égaler celle de Mars chez les Romains.
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Postérité
Lieux de culte
Épiclèses, attributs & sanctuaires
Voir aussi
