article sur le Angiosperme, Explication sur le Angiosperme

Angiosperme Article, Signification, Explication

                

classification classique
Règne: Plantae
Sous-règne: Tracheobionta
Division: Magnoliophyta ou Angiospermes
Références
ITIS 18061
Les Angiospermes sont les plantes à fleurs, et donc les végétaux qui portent des fruits. Angiosperme signifie « graine dans un récipient » en grec par opposition aux Gymnospermes (graine nue) qui les ont précédés dans l'évolution.

Selon la classification systématique, les Angiospermes forment un taxon considéré comme monophylétique. Les plus proches parents des Angiospermes sont les Gnétophytes (groupe frère), les Cycadophytes et les Coniférophytes, c'est-à-dire principalement les conifères. Avec ces groupes, ils constituent les plantes à graines (Spermatophytess).

Les angiospermes diffèrent cependant des autres plantes à graines par la présence des caractères suivants :

  • la condensation des organes reproducteurs en une fleur.
  • la double fĂ©condation (prĂ©sence d'un ovaire enveloppant les ovules, et qui se dĂ©veloppera pour donner un fruit)
  • la prĂ©sence de bois hĂ©tĂ©rogène (dit hĂ©tĂ©roxylĂ©).

Les angiospermes se divisent en deux classes : Liliopsida ou monocotylédones et Magnoliopsida ou dicotylédones.

De répartition mondiale, les Angiospermes représentent la plus grande partie des espèces végétales terrestres, avec plus de 220 000 espèces. Les Angiospermes dominent le paysage naturel dans la majorité des biotopes tropicaux ou tempérés, comme la savane ou la forêt. Ils laissent la place aux résineux (Pinophytes) et aux lichens dans les biotopes les plus froids. Ils sont peu présents dans les milieux aquatiques.

Les Angiospermes ont des tailles de quelques millimètres à une centaine de mètres (eucalyptus).

Table of contents
1 Historique
2 La reproduction des angiospermes
3 L'anatomie et la croissance
4 Phylogénie et classification
5 Importance pour l'homme
6 Références:
7 Voir aussi
8 Lien externe

Historique

C'est sans doute Théophraste (v. 372 av. J.-C.-287 av. J.-C.) qui, le premier, distingue les Angiospermes des Gymnospermes. John Ray utilise, à la fin du XVII siècle, ce différence dans sa classification qui est la première tentative de classification naturelle de l'époque moderne.

La reproduction des angiospermes

Les Angiospermes présentent le système reproductif le plus raffiné des végétaux. Ce sont d'ailleurs les organes reproducteurs (fleurs et fruits) qui sont les caractéristiques les plus visibles du groupe.

L'organisation des pièces florales

Les termes fleur et plante sont souvent confondus par les néophytes. Or, il doit être noté que les fleurs ne constituent que la partie reproductive de certaines plantes - les plantes à fleur. La fleur est constituée de plusieurs pièces, dont les étamines (constituant la partie mâle) et du pistil (constituant la partie femelle). Une fleur mixte est une fleur possédant à la fois étamines et pistil.

La répartition des sexes chez les plantes à fleurs

Les Angiospermes sont à reproduction majoritairement sexuée, avec quelques cas de parthénogenèse (pissenlits).
La majorité (70%) sont hermaphroditess (les individus ont les deux sexes), avec en général des fleurs mixtes. Cependant, chez d'autres espèces, les fleurs mâles et femelles sont séparées sur le même individu (espèces monoïques, telles que le noisetier et le maïs). D'autres combinaisons sont possibles (fleurs hermaphrodites et fleurs mâles sur le même pied par exemple).
Quelques espèces (environ 7%) sont à sexes séparés sur plante séparée (les individus sont mâles ou femelles, par exemple le houx, le kiwi, on parle d'espèce dioïque), voire fleur hermaphrodite et fleur mâle sur pieds différents (espèce gynodioïque).
Enfin, on note des cycles reproductifs plus curieux, comme le cas du figuier. Les individus ne sont pas nécessairement auto-fécondabless (autrement dit la fécondation n'est pas toujours possible sur la même plante).

La pollinisation

Du fait de leur immobilité, la pollinisation d'un végétal terrestre par un autre géographiquement éloignée pose une difficulté. Si une possibilité est de s'en remettre au vent, les Angiospermes présentent la particularité que leur pollen (gamètes mâles) est très souvent transporté par des espèces animales, principalement des insectes (mais aussi des chauve-souris et des oiseaux), qui se trouvent être attirés par la couleur, la forme, l'odeur ou le nectar des fleurs. Ce qui permet aux auteurs de [R1] de dire Dans une fleur, les pétales participent également à la rencontre des gamètes.

Aussi : la pollinisation croisée

La fécondation

La fécondation se fait par germination du pollen sur le pistil, sans nécessiter d'humidité comme dans le cas des fougères (caractère qu'ils partagent avec les autres Spermatophytes).

Aussi : le tube pollinique, le stigmate

La dispersion de la progéniture

La graine et le fruit correspondent à une forme de viviparité. L'embryon des Angiospermes se développe dans un premier temps protégé et alimenté par son parent femelle, puis est libéré, dans un état de vie ralentie, muni de protections et de réserves alimentaires (le fruit). Certains fruits présentent en plus des caractéristiques permettant la dispersion sur des distances importantes. On peut citer les aigrettes des pissenlits, qui font que le vent transporte les graines sur des dizaines de mètres. Citons aussi la mise à contribution de mammifères pour le transport (par accrochage dans les poils ou dans les chaussettes de campeurs). Un autre mode de dispersion s'observe quand des animaux consomment certains fruits: ils peuvent alors lacher la graine et ses enveloppes non comestibles loin de son parent (avant ou après transit intestinal, selon). Certains adaptationnistes ont même été jusqu'à suggérer que la partie comestible de fruits charnus comme la pomme ou la cerise, ainsi que le changement de couleur juste au bon moment, avait comme seule fonction de permettre ce mode de dispersion.

Aussi : péricarpe, akène, drupe, fruit parthénocarpique, fruit charnu, fruit sec indéhiscent

L'anatomie et la croissance

Les Angiospermes sont en majorité phototrophes, tirant leur énergie de la lumière solaire et leur carbone du dioxyde de carbone atmosphérique. Quelques espèces sont partiellement parasites (gui), d'autres le sont totalement et sont dépourvues de chlorophylle. Citons le cas de mycotrophes, des Angiospermes sans chlorophylle vivant en relation symbiotique avec des champignons (certaines orchidées).

Les Angiospermes, comme les autres Spermatophytes, développent un système racinaire important leur permettant de puiser dans le sol l'eau et les sels minéraux dont ils ont besoin. Les raciness sont souvent le siège de symbioses avec les bactéries du sol, en particulier pour le métabolisme de l'azote. Certaines espèces, vivants fréquemment sur des sols très pauvres, complètent leur apport en azote par la capture d'animaux (plantes carnivores).

Aussi : méristème, liber, phloème, xylème, racine, mode de ramification des plantes à fleur, feuille

Phylogénie et classification

Les plus anciens fossiles connus datent d'un peu plus de 100 millions d'années. Il s'agit donc d'un groupe jeune, qui s'est rapidement diversifié. Ce groupe s'est développé dans un environnement déjà riche, a subi une pression de sélection de la part de nombreux autres groupes (en particulier animaux) comme les insectes. Ceci permet de comprendre l'étonnante adéquation qui peut exister aujourd'hui entre certains angiospermes et certains animaux (voir concept de coévolution). Les Angiospermes sont traditionnellement classées en une quarantaine d'ordres. On distingue différents ordres de divergences anciennes, et deux grands ensembles, les monocotylédones, qui incluent entre autres les graminées (blé, maïs, bambou), les dattierss ou les plantes à bulbes (jonquille, oignon, poireau), et les dicotylédones vraies, qui incluent aussi bien le chêne que la pomme de terre, les orties ou les artichauts.

L'histoire des classifications botaniques montre que les systématiciens essayent de se rapprocher d'une description de plus en plus précise des groupes végétaux en fonction des liens de parenté entre espèces. Les derniers systèmes de classification publiés sont celui d'Arthur Cronquist en 1981, utilisé dans de nombreux ouvrages, et plus récemment, celui de l'APG (Angiosperm Phylogeny Group) en 1998 fondé sur la phylogénie moléculaire.

Aussi : familles

Importance pour l'homme

On ne saurait minimiser l'importance des Angiospermes pour la société humaine. Non seulement elles fournissent la plupart de nos aliments, directement (céréales, légumes, fruits) ou indirectement (alimentation du bétail, de la volaille), mais encore ils fournissent, avec les conifères, les principaux matériaux naturels utilisés depuis l'aube de la préhistoire. Ainsi, ils fournissent des matériaux de construction (bois, bambou) que ce soit pour l'habitation, le transport (bateaux, brouettes), le mobilier ou l'outillage; des fibres textiles (coton, lin), du combustible (bois), des fibres de cellulose (papier), des substances médicinales, des colorants naturels, des éléments de décors (plantes vertes, jardinage), etc.

La sélection et la culture intensive des Angiospermes est le domaine de l'agronomie, de l'agriculture ou de la sylviculture.

Références:

[R1] « Le monde du vivant », Purves & al., Flammarion

Voir aussi

| Liste des familles de plantes Ă  fleurs | Liste des plantes utiles | Fleurs des Alpes |

Lien externe


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