article sur le Adolf Hitler, Explication sur le Adolf Hitler

Adolf Hitler Article, Signification, Explication

Adolf Hitler (20 avril 1889 - 30 avril 1945) est le dirigeant du Parti nazi à partir de 1919 puis devient dictateur de l'Allemagne de 1933 à 1945.

Largement reconnu comme un orateur et propagandiste hors-pair, il a inspiré et mobilisé de nombreux partisans. Il est nommé Reichskanzler (Chancelier de l'Empire) le 30 janvier 1933 et assume la double fonction de Führer et Reichskanzler (Guide et Chancelier de l'Empire) après la mort du président Hindenburg le 2 août 1934. Sous sa direction, l'Allemagne entame une politique d'invasions successives qui conduira à la Seconde Guerre mondiale, puis une persécution systématique des handicapés, Tziganes, homosexuels, etc. puis spécifiquement de la communauté juive - cette persécution deviendra au début des années 40 la Shoah, organisation systématique de massacres et tentative de génocide qui fit périr plusieurs millions de personnes.


		

Table of contents
1 Jeunes années
2 Engagement dans la guerre et la politique
3 L'accession au pouvoir
4 Interprétation psychanalytique
5 Descriptions et représentation culturelles
6 Hitler était-il socialiste ?
7 Deux regards sur Hitler
8 Aspects énigmatiques du personnage
9 Au cinéma:
10 Bibliographie
11 Wikisource
12 Voir aussi

Jeunes années

Adolf Hitler voit le jour le 20 avril 1889 à Braunau am Inn, une petite ville de Haute-Autriche à la frontière austro-allemande. Il était le quatrième de cinq enfants, fils de Aloïs Hitler et Klara Polzl.

Hitler est né dans une famille de douaniers. Son père, Aloïs (né en 1837), était un enfant illégitime et porta un certain temps le nom de sa mère, Schicklgruber, mais en 1876 il parvint à obtenir le droit d'utiliser le nom Hitler. Adolf n'utilisa jamais d'autre nom, et Schicklgruber ne ressurgit que chez ses opposants politiques en Allemagne et en Autriche dans les années 1930.

Son enfance se passa sous la stricte discipline de son père, fonctionnaire retraité. Adolf lisait des livres de James Fenimore Cooper et Karl May. Le 3 janvier 1903, le père d'Hitler meurt, suivi le 21 décembre 1907 par sa mère.

Hitler échoua par deux fois à l'examen d'entrée de l'Académie des Beaux-Arts de Vienne en 1907. Il développa un intérêt particulier pour l'architecture. Il exerça ensuite différents emplois, mais jamais assez longtemps pour échapper à la pauvreté et vécut dans la rue, travaillant parfois comme peintre de rue et mangeant dans les soupes populaires.

Il passa un certain temps dans la galerie du public au Parlement autrichien. Il écrivit plus tard que ce qu'il y avait observé développa son mépris pour la démocratie et pour ce qu'il voyait comme une domination contaminatrice par les Juifs au Parlement et dans la société. Il cultiva aussi son amour pour le germanisme, et observa la manière dont les activités politiques influençaient les masses.

Au printemps 1913, afin d'éviter l'enrôlement dans l'armée autrichienne, il s'enfuit à Munich et vécut en vendant des peintures de paysages à des marchands locaux. Sa tentative d'échapper à la conscription fut remarquée, mais après avoir échoué à un examen médical lors de son retour en Autriche, il fut libéré et retourna à Munich.

Engagement dans la guerre et la politique

En 1914, exalté par l'entrée de l'Allemagne dans la Première Guerre mondiale, Hitler s'engagea comme volontaire dans le 16e régiment d'infanterie bavarois et se battit sur le front Ouest. Soldat enthousiaste, tranchant à cet égard sur plusieurs de ses compatriotes, il était apprécié par ses pairs et supérieurs, bien que son manque de sens de l'humour (!) soit patent. Plus tard, beaucoup de ses camarades devinrent des Nazis. Il fut blessé une première fois à la cuisse, puis aveuglé temporairement par une attaque au gaz moutarde à la fin de la guerre. Le caporal Hitler se vît décerner la Croix de fer, Première Classe (distinction rarement accordé à un soldat engagé) pour avoir accompli le dangereux transport d'une dépêche en 1918.

La guerre s'arrêta alors qu'Hitler était à l'hôpital, se remettant de ses blessures dues au gaz. Anéanti par l'annonce de la capitulation allemande, celui-ci pleura. À sa sortie de l'hôpital, il retourna dans son régiment de Munich. La Bavière était entre les mains d'un gouvernement révolutionnaire, la Räterepublik ; sa caserne était dirigée par un conseil élu, auquel il accéda. Après la suppression du gouvernement révolutionnaire, Hitler resta dans l'armée et devint un propagandiste chargé de surveiller un groupe politique, le Parti des Travailleurs Allemands (Deutsche Arbeiterpartei). Au début peu sympathisant de ce parti, il y fut remarqué lors d'une de ses interventions et son adhésion fut sollicitée. Vexé dans un premier temps, il accepta en fin de compte en en fit le Parti nazi NSDAP : Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei (« Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands »).

En avril 1919, pendant qu'il était toujours à l'armée, il devint le chef de ce parti. Du fait de ses talents d'organisateur et d'orateur, le parti gagna une popularité croissante.
Les 8 et 9 novembre 1923, il fut impliqué dans le coup d'État avorté connu comme le Putsch de la brasserie. Il fut accusé de trahison contre l'État, condamné le 1er avril 1924 à une peine de prison de cinq ans et emprisonné à Landsberg am Lech. Pendant sa retenue, il écrivit son manifeste politique : Mein Kampf (mon combat). Après neuf mois, il fut amnistié et sortit de prison le 20 décembre 1924. Il reconstruisit bientôt son parti et gagna de nouveau une immense popularité.

L'accession au pouvoir

Voir Les origines et le commencement de la Seconde Guerre mondiale pour plus de détails.

Hitler devint Chancelier de la République de Weimar le 30 janvier 1933 à l'occasion de la grande crise économique, aidé par les rivalités à droite déchirant l'entourage du président Hindenburg, en particulier l'ancien Chancelier Franz von Papen et le Parti Populaire National Allemand (DNVP), dirigé par le magnat nationaliste de la presse Alfred Hugenburg. Papen et Hugenburg avaient espéré utiliser sa popularité pour atteindre le pouvoir. Une fois en place, il mit en route ce que l'on appela la « prise légale du pouvoir » (Gleichschaltung). L'incendie du Reichstag du 27 février fut exploité afin de limiter drastiquement les libertés civiles.
Hindenburg ayant accepté de nouvelles élections, Hitler les remporta en mars 1933 avec 37% des suffrages. Le 23 mars, le Reichstag vota la Loi d'habilitation (Ermächtigungsgesetz) qui donnait à Hitler des pouvoirs dictatoriaux, au-dessus de la législation. Hitler utilisa ces pleins pouvoirs pour interdire tous les syndicatss, ainsi que les autres partis politiques.

Pendant l'été 1934, il fit tuer plusieurs de ses camarades de parti et de ses vieux ennemis politiques durant la Nuit des longs couteaux. Ernst Röhm était parmi eux : il était détesté par les militaires en tant que chef des SA et avait des plans politiques plus radicaux que les conservateurs alliés à Hitler. Son homosexualité alléguée le desservait également à cette époque.

La mort de la République de Weimar intervint ironiquement avec la mort de son Président, Hindenburg, car par une mesure malheureuse la constitution précisait qu'en cas de décès du Président, cette dignité (et ses pouvoirs considérables) devait être assurée temporairement (en théorie) par le Chancelier. De cette façon, la mort d'Hindenburg donna à Hitler un accès parfaitement légal et constitutionnel aux pouvoirs du Président, incluant le commandement suprême des forces armées. Trois heures avant la disparition de Hindenburg le 2 août 1934, le Reichstag avait passé une loi confondant les deux fonctions en une seule, appelée Führer und Reichskanzler, qui devait prendre effet à la mort du Président. En quelques années, il réussit à consolider ses pouvoirs dictatoriaux par la voie parlementaire.

Sa popularité précoce provenait de sa ferme opposition au Traité de Versailles (qu'il viola d'ailleurs le 16 mars 1935 en ordonnant le réarmement de l'Allemagne) et de ses succès initiaux dans la reprise économique. Ses opposants allemands, les Juifs, les démocrates et les communistes, durent fuir le pays ou être poursuivis et plus tard tués dans des camps de concentration, puis à partir du début des annnées 40 d'extermination. Plus tard, en particulier à Stalingrad,il s'avéra être un commandant des forces armées erratique et imprévisible, souvent dédaigneux de l'opinion de généraux et maréchaux expérimentés.

Sous la direction d'Hitler, utilisant la séduction d'une race supérieure nordique à laquelle ni lui ni la plupart de ses compagnons de route ne correspondaient, l'Allemagne commença par inclure les régions voisines à population germanique comme l'Autriche et les Sudètes, et même la Tchécoslovaquie, pourtant protégée par des alliances (enterrée lors des accords de Munich; mais lorsque ce fut le tour de la Pologne partagée avec les soviétiques la France et le Royaume Uni enclenchèrent la Seconde Guerre mondiale. Cette vision entraîna en outre une tentative d'extermination systématique des autres peuples - dont les Juifs -appelée plus tard Holocauste outre -Atlantique ou Shoah en Europe, dans laquelle 5 à 6 millions de personnes furent tuées. Les autres catégories abhorrées étaient les Tsiganes dont 600 000 à 2 millions furent assassinés (environ 70% de leur population présente dans les zones contrôlées par les Allemands), les homosexuels (dont beaucoup finirent dans les camps d'extermination) et les Slaves, qui étaient considérés comme une race inférieure destinée à être partiellement exterminée et partiellement réduite en esclavage. Il fit bombarder des villes civiles et les alliés l'imitèrent (Heidelberg et Oxford furent par accord tacite épargnées).

Le 20 juillet 1944 il ne fut que blessé dans une tentative de coup d'État de généraux qu'il réprima durement.

Convaincu que si l'Allemagne ne pouvait pas gagner la guerre elle ne devait plus exister, Hitler ordonna le 19 mars 1945 que tous les industries, installations militaires, magasins, moyens de transport et de communications allemands soient détruits. Ces ordres furent amortis par ses subalternes.

Après que l'Armée rouge soviétique fut parvenue a Berlin, Adolf Hitler, malade, se suicida avec Eva Braun (qu'il venait d'épouser deux jours auparavant) le 30 avril 1945, dans le Führerbunker (bunker du Guide).

Dans le testament qu'il laissa, il écarta les autres dirigeants nazis et désigna l'amiral Karl Donitz comme successeur.

Interprétation psychanalytique

Responsable d'une guerre ayant fait quarante millions de morts, le personnage d'Hitler a cristallisé une telle animosité qu'il est prudent de considérer les interprétations de son comportement avec quelque recul.

Dans son livre de 1983 Am Anfang war Erziehung (C'est pour ton bien), Alice Miller avance une explication des comportements violents de Hitler par ses traumatismes infantiles.

Sa mère avait épousé un homme plus vieux qu'elle de 23 ans qu'elle appelait « oncle Aloïs » ; ses trois enfants moururent en quelques années autour de la naissance d'Adolf, amenant ce dernier à être surprotégé. Il était régulièrement battu et ridiculisé par son père ; un jour qu'il avait essayé de fuir la maison, il fut presque battu à mort. Adolf haït son père durant toute sa vie et on a rapporté qu'il faisait des cauchemars à son sujet à la fin de son existence. Lorsque l'Allemagne nazie occupa l'Autriche, Hitler fit détruire le village où son père avait grandi.

Durant la vie d'Hitler (et celle de son père), il y eut des rumeurs sur le fait que son grand-père paternel ait été Juif (sa grand-mère ayant été servante dans une famille juive, qui paya plus tard une pension pour son fils) ; cela aurait été une grande honte dans le climat d'antisémitisme de cette époque. Cette insécurité est corrélée avec l'ordre ultérieur d'Hitler que chaque Allemand prouve la non-existence d'ancêtres juifs jusqu'à la troisième génération.

Descriptions et représentation culturelles

  • Hitler a souvent été utilisé comme personnage dans des Å“uvres de fiction. Un exemple précoce en est la description cryptée dans la pièce écrite en 1941 par Bertolt Brecht, La résistible ascension d'Arturo Ui, dans laquelle Hitler (en la personne du principal personnage Arturo Ui), un racketteur sur le marché des choux-fleurs à Chicago, est sévèrement satirisé.

  • Parmi les nombreuses représentations au cinéma, Charlie Chaplin ridiculisa Hitler dans son film de 1940 Le Dictateur (The Great Dictator) : le dictateur en question a en effet pour sosie un petit coiffeur juif qui prendra sa place et terminera le film sur un discours humaniste émouvant. Pour la petite histoire, Hitler fit interdire le film en Allemagne, mais s'en procura une copie qu'il se fit projeter en privé... à deux reprises.

  • Dans le recueil de nouvelles de Dino Buzzati Le K, la nouvelle nommée Pauvre petit garçon contient une chute assez inattendue !

  • Une des plus étranges Å“uvres tardives de Salvador Dali fut Hitler se masturbant, le représentant au centre d'un paysage désolé.

  • Cinquante faux Carnets d'Hitler furent publiés en Allemagne par le magazine Stern en 1983, alors qu'ils avaient été réalisés par un faussaire nommé Konrad Kujau.

  • Dans son roman "Pompes funèbres", Jean Genet propose une vision homoérotisée du Fürher, ainsi qu'un regard poétique sur les rapports qu'entretiennent la violence nazie et l'attirance sexuelle.

  • Une rumeur qui revient de façon récurrente est qu'Hitler ait été peintre en bâtiment ; une caricature féroce de Sennep a peut-être contribué à ancrer la légende. Il a en fait laissé des aquarelles, certes sans génie particulier, mais qui témoignent, au moins, du fait qu'il était capable d'en peindre et qu'il possédait en tout cas de très bonnes bases dans cette technique. En revanche, il se peut que pendant ses années de galère, crise économique allemande des années 20 aidant, il ait été obligé d'accepter quelques petits boulots pour survivre. Dans son roman « La part de l'autre », l'écrivain Éric-Emmanuel Schmitt lui fait par exemple peindre une enseigne de magasin pour un commerçant.

  • La Chute (Der Untergang) présente la fin.

Hitler était-il socialiste ?

Son parti se nommait en effet Parti National-socialiste des travailleurs allemands ce qui fit considérer Hitler par certains milieux comme socialiste. Toutefois, cette appartenance au socialisme ne semble pas justifiée : Hitler n'a pas par exemple accompli de programme de nationalisations. Il était, de plus, anti-communiste. Dans
Mein Kampf, il explique toutefois son choix du rouge pour le drapeau nazi comme une volonté "de ne pas laisser cette couleurs aux communistes".

Deux regards sur Hitler

Hitler possède un pouvoir magnétique sur les foules; qui découle de la foi en une mission qui lui aurait été confiée par Dieu. Il se met à parler sur le ton de la prophétie. Il s'agit sur l'impulsion et rarement sous l'empire de la raison. Il a l'étonnante faculté de rassembler les points essentiels d'une discussion et de lui donner une solution. Une forte intuition lui permet de deviner la pensée des autres. Il sait manier avec habileté la flatterie. Sa mémoire infaillible m'a beaucoup frappé. Il connait par cœur des livres qu\'il a lus. Des pages entières et des chapitres sont photographiés dans son esprit. Son goût des statistiques est étonnamment développé : il peut aligner des chiffres très précis sur les troupes de l'ennemi, les diverses réserves de munitions, avec une réelle maestria qui impressionne l'état-major de l'Armée. Rommel, patriote et homme de guerre allemand, n'en est pas pour autant nazi et est même soupçonné par Hitler d'avoir trempé dans un complot visant à l'éliminer (ce qui ne l'empêchera pas pour autant de largement participer à la machine de guerre nazie). Mais il est aussi très populaire dans le pays, peut-être davantage qu'Hitler. Celui-ci le forcera donc à se suicider, pour lui ménager ensuite des funérailles nationales.
  • Norman Spinrad, après le succès de son livre Rêve de fer : « Hitler avait compris ce qui motivait les foules. Il passait certainement beaucoup plus de temps à s'occuper finement des symboles, couleurs et uniformes qu'à lire des livres d'économie. Ses rêves étaient bien plus proches de ceux d'une rock-star que d'un homme politique à proprement parler ».

Aspects énigmatiques du personnage

source : Louis Pauwels et Jacques Bergier, Le matin des magiciens, introduction au réalisme fantastique, Folio, 1960.

Au cinéma:

  • Le Dictateur en 1940 est un film qui grime l'absurdité de la puissance de l'image hitlérienne à l'aide d'un personnage, dictateur de Tomania, joué par Charlie Chaplin.
  • En 2003, le réalisateur allemand Oliver Hirschbiegel sort un film intitulé La chute (Der Untergang), qui raconte la fin de la vie du Chancellier. Ce film a connu un grand succès en Allemagne mais reste au sein d'un polémique sur la vision humaine donnée à un des personnages les plus cruels de l'histoire. Ce film est sorti en France en 2005.
  • Depuis Le Dictateur, plusieurs films ont représenté Hitler, bien souvent parce qu'un film parlant de la Seconde Guerre mondiale ne peut pas ne pas en parler. Néanmoins, la plupart des réalisateurs ont évité de donner un visage au führer.

Bibliographie

  • Mein Kampf (allemand)
  • Mon combat (Mein Kampf), Hitler : supprimé de Wikisource, en raison des lois sur le droit d'auteur, qui assurent la protection de cette « Å“uvre », en France, jusqu'au 1er janvier 2026 (et cela même si les héritiers ne sont pas connus)
  • Ian Kershaw, Hitler, 2t., Flammarion, 1999
  • Ian Kershaw, Hitler : Essai sur le charisme en politique, Folio Essais, 2001

Wikisource

Voir aussi

Allemagne nazie ~ Nuit de cristal ~ Mein Kampf

                             

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