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2001, l'odyssée de l'espace Article, Signification, Explication

     
 

2001, l'odyssée de l'espace (titre original : 2001: A space odyssey) est un film américain de science-fiction réalisé par Stanley Kubrick en 1968, inspiré de plusieurs nouvelles d'Arthur C. Clarke (notamment La sentinelle - 1951).

Le scénario du film, ainsi que le livre correspondant, ont été écrits conjointement par Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick. Néanmoins, il fut convenu qu'Arthur C. Clarke conserverait officiellement la paternité du livre, et Stanley Kubrick celle du scénario. Le film et le livre ont en fait été développés en parallèle : le livre est par exemple basé sur certains des rush quotidiens du film... et vice-versa... (pour plus de détails concernant la collaboration de Clarke et Kubrick sur ce projet, voir The Lost Worlds of 2001, Arthur C. Clarke, Signet, 1972).

À l'origine de l'histoire — ce que le film laisse entendre — une ancienne forme de vie extraterrestre place de grands monolithes sur des systèmes planétaires de la galaxie. La fonction de ces monolithes est de détecter, sur chaque planète, les éventuelles traces de vie et de favoriser le développement des formes de vie intelligentes. L'un de ces monolithes apparaît en Afrique, il y a trois millions d'années et y influence la vie d'un groupe de nos ancêtres hominidés, les guidant sur le chemin de l'intelligence (hélas vite mise au service de la violence). Un monolithe similaire — ou bien est-ce le même — attend sur la Lune d'être retrouvé par une vie terrestre ayant développé son intelligence et capable d'excursion sur ce satellite.

La suite du film se déroule lors d'une mission spatiale à destination d'une lune de Jupiter (dans le livre, cette mission a pour destination une lune de Saturne via Jupiter. Mais ce détail fut retiré du scénario du film pour éviter d'embrouiller encore plus le spectateur...).

Seuls le centre de contrôle et l'ordinateur de bord — Hal 9000 (Carl), une machine douée d'une intelligence artificielle avancée — sont au courant de la destination réelle du vaisseau : l'un de ces monolithes extra-terrestres. Au cours d'une discussion avec l'équipage de certaines étrangetés de la mission, comme pour changer de sujet, Hal les informe d'une anomalie dans le système de contrôle de l'antenne du vaisseau. Mais l'examen de cette antenne ne révèle rien d'anormal et, plus grave, un ordinateur similaire à Hal 9000 resté sur Terre contredit les conclusions de son confrère embarqué. Les deux membres de l'équipage commencent alors à douter du bon fonctionnement de Hal et proposent de déconnecter ses fonctions pensantes, ne laissant en place que les fonctions de routine. Mais Hal découvre leur plan et, pour se défendre, commence à assassiner un à un les membres de la mission.

L'astronaute David Bowman parvient à déconnecter Hal au terme d'une scène éprouvante et part à la recherche du monolithe. Celui-ci le conduira à une destination inattendue.

2001, l'odyssée de l'espace donne une vision assez optimiste des avancées technologiques au début du ; et, dans cette représentation de ce qu'étaient alors les technologies du futur, Kubrick a poussé la précision et le réalisme à un point qui ne s'était pas encore vu dans un film de science-fiction. On lui prête la déclaration : « Si d'autres veulent faire un film plus réaliste, il faudra qu'ils aillent le tourner sur place. » L'obsédant silence spatial, où l'on n'entend que sa propre respiration, joue un rôle de premier plan dans le film (La Guerre des étoiles ne saura pas en retenir l'idée).

La qualité de ce travail a permis aux effets spéciaux utilisés dans le film de conserver une force qui crée encore aujourd'hui l'illusion. De plus, les thèmes soulevés par ce film — la nature de l'humanité, l'intelligence, notre place dans l'humanité — restent toujours d'actualité, trente-cinq années plus tard...
2001, l'odyssée de l'espace restera également célèbre pour sa bande originale, particulièrement lors de la première scène futuriste, pendant laquelle on entend Also Sprach Zarathustra de Richard Strauss, et surtout lors de l'arrimage à la station spatiale (qui tourne sur elle-même pour simuler une gravité), le beau Danube bleu, pièce musicale qui reste depuis et de façon inattendue associée à l'immensité de l'espace).

Table of contents
1 Fiche technique
2 Distribution
3 Récompenses
4 Anecdotes
5 Suites...
6 Liens externes

Fiche technique

Distribution

  • Keir Dullea : Dave Bowman
  • Gary Lockwood : docteur Frank Poole
  • William Sylvester : docteur Heywood R. Floyd
  • Daniel Richter : Moonwatcher
  • Leonard Rossiter : Dr Andrei Smyslov
  • Margaret Tyzack : Elena
  • Robert Beatty : docteur Halvorsen
  • Sean Sullivan : docteur Michaels
  • Douglas Rain : la voix de Hal 9000 (Carl dans la version française)

Récompenses

  • 1968 : Oscar des meilleurs effets spéciaux. Voir la technique de Slit-scan utilisée par Douglas Trumbull pour la séquence de la porte des étoiles.

Anecdotes

Il est à noter que selon certains, malgré les dénégations de l'auteur, le nom de l'ordinateur Hal 9000 n'aurait pas été choisi au hasard. Ce n'est que le décalage d'une lettre dans l'alphabet d'IBM, qui a participé à la réalisation du film... Dans la version française, l'ordinateur s'appelle Carl.

Parmi les éléments concourant au réalisme du film, il peut être cité le respect du silence sidéral. En effet, le vide caractérisant l'espace ne permet pas la propagation de sons. Or, de nombreux films de science-fiction (antérieurs et postérieurs à celui de Kubrick) prennent la fantaisie d'illustrer le déplacement des vaissaux par le bruit sonore de réacteurs en action, leurs armes produisant des bruits inconcevables dans l'espace. De ce fait et malgré son âge, 2001, l'odyssée de l'espace reste une référence inégalée en matière de réalisme pour un film de ce genre.

2001 explora de nombreuses techniques d'avant-garde en matière d'effets spéciaux et fut notamment à l'origine du motion control. L'ensemble des éléments scénaristiques et des décors firent l'objet d'une attention toute particulière et plusieurs scientifiques et experts en matière d'exploration spatiale.

Suites...

Le film eut une suite en 1984 : 2010, The Year We Make Contact (2010, L'Odyssée deux), inspirée du roman de Clarke 2010: Odyssey Two (1982). Mais ni le livre, ni le film n'eurent le succès escompté. Arthur C. Clarke publia malgré tout deux volumes supplémentaires : 2061, Odyssey Three (1987) et 3001, the Final Odyssey (1997).

Liens externes


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